De tous les sports au programme des Jeux olympiques de Vancouver, le surf des neiges prend les devants avec, déjà, sa première Coupe du monde, demain, en Argentine. De quoi forcer Dominique Maltais à puiser dans sa réserve d'adrénaline à cinq mois des Jeux.
« Oui, je suis qualifiée (pour les Jeux) depuis la saison passée, mais je ne participe jamais à une course pour arriver la dernière », nous rappelle la planchiste de Petite-Rivière-Saint-François, jointe cette semaine à l'hôtel où elle loge, à proximité de la station enneigée de Chapelco.
Encouragée
Ayant eu une déchirure ligamentaire à un genou et des fractures aux deux poignets, Maltais n'a pas été épargnée par les blessures depuis trois ans. La guigne semble toutefois l'avoir abandonnée au moment où elle s'engage dans la dernière ligne droite du cycle olympique. À l'autre bout du fil, son humeur reflète un haut degré de confiance. « Je ne me suis jamais sentie aussi bien pour entreprendre un début de saison, avoue-t-elle. Je me suis déchaînée à l'entraînement, cet été, et les modifications apportées à ma planche ont donné de bons résultats. Vraiment, je suis encouragée. »
De retour parmi les grandes?
Sa double victoire en Australie, il y a un mois, lors d'épreuves auxquelles participaient certaines grosses pointures du circuit, laisse croire qu'elle pourrait avoir retrouvé le synchronisme qui l'a toujours positionnée parmi l'élite internationale. Sur les neuf épreuves de la saison dernière, elle revendique trois podiums qui lui ont permis d'atteindre le principal critère olympique imposé par sa fédération et qui commandait d'engranger au moins trois résultats parmi les cinq premières.
C'est justement sur cette lancée qu'elle s'attaque à l'année olympique, surtout que peu d'occasions permettront aux glisseurs d'ajuster leurs instruments avant le rendez-vous olympique de février. Dans la discipline de snowboardcross, notamment, seulement cinq épreuves sont prévues avant la grand-messe de Vancouver, dont le dernier arrêt à Stoneham, le 23 janvier.
Cet horaire restreint pourrait cacher un calibre de compétition plus relevé.
« J'ai l'impression que toutes les autres filles vont arriver en grande forme. Plusieurs équipes ont passé beaucoup de temps sur la neige, cet été. Trois ans avant les Jeux olympiques, une Coupe du monde comme celle d'ici est sûrement plus relaxe. Mais là, elle prend toute son importance », indique l'athlète qui aura 29 ans en novembre.
De là à nourrir la volonté d'entrer à Vancouver par la grande porte.
« Faire un podium est toujours significatif. C'est sûr qu'il y a toujours des choses à retirer de n'importe quel résultat, mais, quand on est une athlète, ne pas atteindre le podium est moins satisfaisant. Gagner une Coupe du monde demeure important pour moi. »
Les Jeux approchent
Avec les qualifications d'aujourd'hui et l'épreuve de demain, cette Coupe du monde en Argentine pourrait rappeler l'approche d'un certain événement qu'on appelle les Jeux olympiques. Après la compétition de Chapelco, Maltais prolongera son séjour de deux jours pour le tournage d'une vidéo promotionnelle du réseau CTV. Il faut se le dire, nous sommes à cinq mois de Vancouver.
« Ça fait longtemps qu'on en parle de ces Jeux, et toutes mes énergies sont investies en fonction d'eux depuis deux ans. Pour l'instant, le stress n'est pas encore arrivé et je ne suis pas du genre à me stresser. Mais plus les jours vont avancer... », a dit en terminant Dominique Maltais.