Un petit pas pour la flamme, 101 pas de géant pour Louis Sansfaçon.
Après avoir passé une batterie de tests pour tenter d'expliquer un état général de fatigue et d'essoufflement, en octobre dernier, Louis Sansfaçon, 51 ans, apprend qu'il est atteint d'un myélome multiple, cancer incurable de la moelle osseuse, qui provoque de l'anémie et une diminution importante de sa fonction rénale.
Grand amateur de triathlon, de vélo, de hockey, de la course à pied et du golf, voilà que la maladie l'empêche de courir ne serait-ce que quelques pas.
« Ma vie venait de changer et la définition du mot avenir était modifiée », se souvient-il.
Pour améliorer son état, M. Sansfaçon se soumet chaque semaine à plusieurs traitements de chimiothérapie, ainsi que des transfusions de sang. Le protocole durera plus de 10 mois et le conduira vers une greffe de la moelle osseuse, dont les probabilités de réussite se fixent à 50 %.
Afin de sensibiliser la population aux dons de sang et de moelle osseuse, il portera la flamme, demain, sur 101 pas, les 100 premiers se voulant une analogie avec le mot « sang », le dernier référant à sa greffe de moelle osseuse, le point culminant de son traitement.
« Le 101e pas sera le dernier que j'aurai à faire pour m'aider à gagner. Je veux gagner l'épreuve de ma vie, tout comme l'athlète veut gagner son épreuve à Vancouver », donne-t-il comme métaphore.
Jasmin Laferrière et Lynda Girard seront aussi des porteurs à se relayer la flamme olympique, demain. Le premier a été victime d'un grave traumatisme crânien en bas âge, alors que la seconde souffre de diabète insulinodépendant depuis l'âge de 13 ans. Tous deux sont actifs et reconnaissent l'importance de l'activité physique, d'où la raison de leur sélection parmi les porteurs.
« C'est notre petite participation aux Jeux olympiques, se réjouit Jasmin Laferrière. On a mis de l'avant les mêmes idéaux que les athlètes, on essaie de passer notre passion aux autres, et juste d'être reconnus pour ça, c'est merveilleux. »