les jeux olympiques à québec

Éviter les erreurs du passé

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Alain Bergeron @

Journal de Québec, Publié le:

Claude Rousseau et les membres d'Équipe Québec.

© Stevens LEBLANC

Claude Rousseau et les membres d'Équipe Québec.

Claude Rousseau disait rechercher quelques « cheveux gris » dans la composition d'Équipe Québec; ceux de Jean Grenier et Fernand Labrie devraient le conseiller dans l'objectif de demander un jour les Jeux olympiques d'hiver.

Pour sa part, le Dr Grenier dit être séduit par les chemins qu'empruntera ce groupe de travail, d'abord en dotant Québec d'installations sportives adéquates, pour ensuite attirer des événements internationaux et éventuellement les Jeux olympiques. Cette façon de faire tranche avec des erreurs du passé commises par des candidatures pour les Jeux de 2002 et 2010, selon lui.

« Une candidature olympique pour le simple plaisir d'en déposer une ne doit plus être l'intention d'une Ville », prétend cet ex-chef de mission du Canada aux Jeux de Calgary, qui fut associé de près au comité de Québec 2002.

Comité restreint

Choisi avec le Dr Labrie comme conseillers spéciaux au comité étroit de 15 membres, Grenier voit déjà là les bienfaits d'un tel régime minceur par rapport aux 33 personnes qui composaient Québec 2002. « Voyons donc, c'était une vraie farce! C'était un comité supposé garder des secrets de stratégies », se souvient-il.

L'édition olympique de 2022 flotte toujours dans l'air, même si Rousseau s'est refusé à couler un tel objectif dans le béton. Comme lui et le premier ministre Jean Charest l'avaient précisé au dévoilement d'Équipe Québec, le 9 novembre, étoffer la ville en infrastructures précédera toute tentative auprès du Comité international olympique.

« Avant de parler de 2022, il faudra voir à valider nos infrastructures. Je veux aussi qu'on aille voir à Vancouver pour s'en inspirer », a répété le président d'Équipe Québec, hier matin, devant plusieurs intervenants des milieux sportifs et socio-économiques réunis sur le toit de Québec, à l'Observatoire de la capitale de l'édifice Marie-Guyart.

Quatre sous-comités

Les quatre sous-comités qu'accole Claude Rousseau à Équipe Québec ont le dénominateur commun de donner à Québec un héritage en infrastructures, en événements et en expertise dans l'organisation.

Un groupe mené par le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, analysera les différents projets en infrastructures (amphithéâtres, anneaux de glace, piste de descente au Massif, etc.), alors que Liliane Laverdière verra aux effets socio-économiques de telles constructions (optimisation de leur utilisation, retombées, etc.). Marie-Huguette Cormier servira de lien avec les athlètes dans toutes actions prises par le comité.

Puis, Rousseau lui-même se penchera sur l'éthique et les pratiques commerciales de tels projets − « un sujet de l'heure et important pour nous», dit-il − et assistera notamment aux Jeux de Vancouver pour concevoir son modèle pour bien investir l'argent public.

« Moyen chiard »

Le gouvernement du Québec a réitéré son appui dans sa volonté de faire de sa capitale une destination internationale de sports. Un comité interministériel verra à coordonner les actions des différents ministères requises par le comité Équipe Québec, durant son mandat de trois ans. Candidature olympique ou non.

« Je ne crois pas que Lillehammer, Albertville ou même Salt Lake City aient retiré beaucoup de leurs Jeux. Il faut voir plus que la simple visibilité que ça procure. Tout ça juste pour les deux semaines de la durée des Jeux, c'est un moyen chiard! », exprime à sa façon Jean Grenier, ex-coroner en chef du Québec.

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