Carolyne Nellis effectuait son retour à la maison, hier, à l'occasion d'un match hors concours entre l'Amiral de Québec et les Black Bears de l'Université du Maine.
Native de Québec, l'attaquante porte les couleurs des Black Bears depuis deux ans et elle tentera de décrocher un poste chez l'Amiral cet été au sein de la W-League.
« C'est spécial comme match, a-t-elle reconnu. J'affronte des filles avec qui j'ai commencé à jouer à l'âge de cinq ans. Mes deux mondes s'affrontent. Disons que les mentalités sont pas mal différentes au Québec et aux États-Unis. Le jeu est plus intense et on a moins le droit à l'erreur aux États-Unis. »
Même si elle a participé à deux entraînements avec la formation québécoise pendant sa semaine de relâche, Nellis ne tient rien pour acquis. « C'est toujours important de bien faire, a-t-elle mentionné. Je sais que je dois encore faire mes preuves et je n'ai pas le droit de relâcher. »
Privée de deux buts en raison d'un hors-jeu à chaque fois, Nellis a démontré de belles choses. « Je suis satisfaite de mon match, a-t-elle indiqué, mais je sais que je peux mieux faire. Au moins, j'ai tout laissé sur le terrain. »
« Je veux vraiment jouer pour l'Amiral cet été, a poursuivi l'ancien porte-couleurs des Élans de Garneau. Oui, je veux passer l'été à Québec, mais l'Amiral mise sur une bonne équipe, et je veux contribuer. L'an dernier, j'aurais voulu tenter ma chance, mais je devais retourner dans le Maine au plus tard le 1er juillet. »
Bonne performance
Le sélectionneur de la formation québécoise a apprécié la performance de Nellis. « Elle a démontré beaucoup de confiance, a souligné Jonas Worth, qui en sera à sa première saison à la barre de l'Amiral. Je pense même que son deuxième but était valide et qu'il n'y avait pas de hors-jeu. »
En plus de Nellis, Worth souhaitait évaluer la performance de Laura Martel, une finissante des Black Bears. « Elle a le potentiel pour évoluer dans la W-League, a-t-il assuré. Ce n'est pas la plus vite ni la plus forte, mais elle est très intelligente et très robuste. »
L'Américaine a bien aimé sa deuxième expérience en sol québécois. « J'étais pas mal moins stressée que lors de mon premier entraînement avec l'équipe, a souligné Martel. J'étais dans un environnement plus familier puisque j'affrontais mes coéquipières du Maine. »
« Malgré la barrière de la langue, je suis très excitée de me retrouver dans une grande ville, a poursuivi Martel, qui est native de Lewiston. En plus, j'habiterai avec Cristina DiIelsi, qui a été ma colocataire pendant trois ans à l'université. C'est rassurant. »