À la tête du club qui mise sur le plus d'équipes dans la Ligue Élite avec sept, Samir Ghrib n'est pas chaud à l'idée d'empêcher complètement les transferts.
« Lorsque ton club ne t'offre pas un bon service, c'est normal d'aller voir ailleurs, lance le directeur technique du Royal-Sélect de Beauport d'entrée de jeu. C'est trop facile de prendre les jeunes en otage si les transferts ne sont plus permis. Certains clubs pourraient s'asseoir sur leurs lauriers. »
Si jamais la mesure d'empêcher les transferts chez les plus jeunes est adoptée, Ghrib souhaite que des sorties de secours soient incluses.
« Je ne suis pas contre l'interdiction des transferts, a-t-il assuré, mais il faudrait inclure des clauses afin que les jeunes ne soient pas brimés. Si le joueur n'obtient pas des services de qualité ou que l'entraîneur n'est pas à la hauteur, il doit pouvoir quitter en obtenant la signature du président de son club. »
Ghrib déplore lui aussi le comportement de certains parents. « Je n'aime pas le chantage de certains parents, a-t-il mentionné. On ne peut toutefois pas empêcher les parents de magasiner. Les parents choisissent leur club comme ils choisissent leur école en fonction du calibre, de la structure et de la qualité de l'entraîneur. »
Compte tenu de ses succès, le Royal-Sélect est une terre d'accueil fertile pour les jeunes dont les parents envisagent un transfert. « C'est vrai que nous avons un pouvoir d'attraction important, a-t-il indiqué. On ne recrute pas ailleurs et ce sont les jeunes qui viennent à nous. »
« Comme les autres, on perd aussi des joueurs, ajoute Ghrib. Certains reviennent. Dans le niveau AAA, tu ne peux pas survivre sans puiser à l'extérieur de ton club puisque le calibre est trop fort. On vit une période folle puisque la réforme des compétitions ne date que de deux ans. »