Ski acrobatique

Lecours répond à l'appel des Helvètes

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Alain Bergeron @

Journal de Québec, Publié le:

Étienne Lecours

Courtoisie

Étienne Lecours

Le Québec ne sert pas seulement de terreau pour lancer les meilleurs skieurs de bosses du monde. Des entraîneurs aussi en émergent, comme Étienne Lecours, à qui la Suisse vient de confier son équipe nationale jusqu'aux Jeux olympiques de Sotchi.

Originaire de Sainte-Justine de Bellechasse, Lecours quitte ainsi le poste d'entraîneur en chef de l'équipe du Québec qu'il occupait depuis un an pour réaliser son objectif de livrer son enseignement dans les hautes sphères de son sport.

« On m'a invité à construire l'équipe olympique de la Suisse. C'est un projet alléchant que je ne pouvais pas refuser », a dit l'entraîneur de 30 ans, qui s'envolera le 27 juin pour Zermatt afin d'y diriger son premier camp d'entraînement dans sa terre d'adoption.

Champion de l'épreuve des bosses aux Jeux du Canada en 1999 et ex-skieur de l'équipe canadienne jusqu'en 2003, Lecours a suivi un cheminement patient depuis qu'il s'est converti à l'entraînement. Après avoir été actif au sein du club du Relais de Lac-Beauport et participé à la création d'un programme sport-études à l'école secondaire Le Sommet, ses différents rôles au sein de l'équipe du Québec ont conduit à des résultats qui lui ont finalement ouvert cette porte. « Sans s'en apercevoir, on est beaucoup observé. Il est impossible de passer inaperçu lorsqu'on amène 26 athlètes d'une équipe de développement à un camp d'entraînement, comme on l'a fait l'an passé à Tignes. Comme les emplois offerts dans ce domaine ne sont pas annoncés dans les journaux, ça fonctionne beaucoup par référence », affirme le Québécois, qui rappelle que lui et ses entraîneurs collègues ont fourni sept athlètes à l'équipe nationale de développement au cours des deux dernières années.

Comme l'a fait son prédécesseur à l'équipe du Québec, Jean-Paul Richard, qui s'est expatrié avec l'équipe de Suède, Lecours dit avoir pris une décision logique pour espérer travailler avec des athlètes en Coupe du monde et aux Jeux olympiques. Les postes se font rares au Canada pour qui veut accéder au sommet, croit-il. Lecours y voit aussi une façon d'acquérir une précieuse expérience en Coupe du monde.

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