Gorgée de confiance en annonçant un partenariat inespéré avec Guylaine Dumont en début de saison, voilà que Marie-Christine Mondor ne sait plus ce que l'avenir lui réserve depuis la retraite de la légende du volleyball canadien officialisée il y a quelques semaines.
Mondor misait sur le retour à la compétition de Dumont pour tenter une percée jusqu'aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, sur la scène du volleyball de plage. Or, après une poignée de tournois, le tandem a été rompu en raison d'une blessure au mollet subie par Dumont.
L'athlète de 25 ans qui réside depuis quatre ans à Québec s'est tournée vers Mélanie Savoie pour compléter la saison en cours, mais cette dernière se concentre avant tout sur ses études et le volleyball intérieur au sein du Rouge et Or de l'Université Laval.
« Tout ça s'est passé très vite. J'ai su que Guylaine retournait à la retraite par courriel. Elle est une véritable légende et on avait un beau chemin tracé vers 2012 », a soupiré Mondor lors d'un entretien téléphonique.
« Je comprends tout à fait son cheminement, mais ça décision a chambardé mes plans. J'ai hâte qu'on s'assoit pour voir ce qui s'est vraiment passé. »
Avec le Rouge et Or?
À court terme, donc, Mondor entend finir la saison avec Savoie, avec laquelle elle vient de remporter le tournoi Sawridge Pro-Beach, dans la région d'Edmonton.
À moyen terme, les environs s'annoncent flous.
« Pour participer aux Jeux, il faut être deux. La retraite de Guylaine pourrait changer les plans. Les partenaires potentiels pouvant me permettre d'espérer aller loin sur la scène internationale sont durs à trouver.
« Puis, avec Volleyball Canada, tout se passe maintenant à Toronto. Est-ce que je devrai déménager? Je ne sais pas. »
Évidemment, puisque Marie-Christine Mondor réfléchit à son avenir, difficile de ne pas évoquer un retour possible chez le Rouge et Or.
« C'est sûr que je n'ai pas encore terminé mon baccalauréat. On va voir, je devrai prendre une décision. Pour le moment, tout reste ouvert. »
Toutefois, si Mondor décidait de revenir avec la troupe lavalloise qui sera l'hôtesse du prochain championnat canadien universitaire, elle ferait par le fait même une croix sur son rêve olympique de 2012.
« Mon objectif d'atteindre les Jeux demeure le même, mais ça pourrait être 2016. Il s'agit de deux sports carrément différents. Si tu vises vraiment de bonnes performances sur la plage, tu dois t'y consacrer toute l'année. Ça fait deux ans que je consacre à la plage et j'espère continuer, mais je ne ferme pas de portes pour l'instant. »