Zewski tourne en rond

Stéphane Cadorette

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Depuis son combat victorieux au Colisée Pepsi en mai, Mikaël Zewski n'a pas enfilé les gants.

© Les archives Benoît Gariépy

Depuis son combat victorieux au Colisée Pepsi en mai, Mikaël Zewski n'a pas enfilé les gants.

Il n'y a pas panique en la demeure, mais tout laisse croire que l'avenir de Mikaël Zewski dans l'univers de la boxe professionnelle devrait passer ailleurs que par son employeur actuel, TKO Promotions.

Le boxeur québécois de 21 ans, que les amateurs de Québec ont découvert à l'occasion du gala du 28 mai au Colisée Pepsi, est toujours en attente de son prochain combat, et pour cause.

La firme américaine TKO Promotions, qui en est elle aussi à ses premiers balbutiements dans la boxe, connaît des ennuis financiers. Au point que l'entreprise pourrait déclarer faillite sous peu.

Devant cette situation pour le moins instable, Zewski (4-0-0, 3 K-O) et son agent Cameron Dunkin n'ont d'autre choix que de tâter le marché. Dunkin gère notamment les carrières de Kelly Pavlik, Nonito Donaire et Thimothy Bradley.

« Pour l'instant, je suis toujours sous contrat; alors, c'est difficile de parler. J'ai totalement confiance en mon agent et avec lui je ne me sens pas trop mal pris. Tout seul, ce serait stressant pas mal », a commenté Zewski.

Dans l'attente

N'empêche que Zewski ne s'attendait jamais à pareil revirement de situation si tôt dans sa carrière; ce dernier a conclu, l'hiver dernier, avec TKO Promotions, sa toute première entente dans la boxe professionnelle après une brillante carrière amateur.

« TKO grossissait vite et embauchait plein de bons prospects. J'ai eu quatre combats rapidement. Personne n'aurait prévu ça », a-t-il débité.

Depuis sa présence à Québec, le boxeur a eu la puce à l'oreille quand ses combats prévus le 26 juin, le 17 juillet et le dernier samedi ont été annulés. « Le plus fâchant, c'est que je m'entraîne sans arrêt et je suis toujours prêt à me battre, mais je n'obtiens pas de combat. Déjà à Québec, j'étais déçu de la qualité de mon adversaire et je voulais me battre tout de suite après. »

Reste à voir si les promoteurs québécois GYM et Interbox se mettront de la partie ou si d'autres Américains lui feront de nouveau de l'œil.

Chose certaine, Zewski n'est pas dans le rouge grâce à l'intéressant boni de signature qu'il avait signé avec TKO, mais il ronge sérieusement son frein en attendant de grimper de nouveau dans l'arène.

« Il faudrait que ça se règle pour hier », a-t-il tranché. Ça pourrait aussi bien se faire tantôt que dans quelques semaines. Il faut que je me tienne prêt à me battre. C'est tout ce que je peux faire pour le moment. »

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