Des Québécois bien présents

Simon Baillargeon

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Bien des facteurs pourront affecter la Traversée internationale du lac Saint-Jean. Mais une chose est sûre, l'accent québécois sera dominant sur le quai de Péribonka, lorsque sera donné le départ.

Pas besoin de chercher à des lieux du lac Saint-Jean pour trouver la réponse à ce succès. L'excellence du club INUK de l'Université du Québec à Chicoutimi, qui envoie quatre nageurs à la traversée, et le Marathon de la relève Rio Tinto Alcan sont parmi les facteurs relevés par les nageurs pour expliquer une telle représentation du fleurdelisée.

Paul Blais-Morissette et Simon Tobin, de Québec, Jérémy Bonneau, Joanie Guillemette-Simard, Ronnica Christie et Gabrielle Trottier, de Roberval, ainsi qu'Aurélie Côté, de La Baie, sont les sept Québécois qui prendront part à l'épreuve de 32 km. « À Chicoutimi, ils ont développé des entraînements plus structurés pour les longues distances, ce qu'on ne voit pas beaucoup dans la province. Je pense que ça a encouragé ceux qui songeaient à s'entraîner ou qui voulaient continuer à s'entraîner », a relevé Simon Tobin, qui compare cet effet d'entraînement à celui qu'on retrouve au sein de son club, celui de l'Université Laval.

L'arrivée de Jérémy Bonneau, Ronnica Christie et Gabrielle Trottier au sein du club, où nageait déjà Aurélie Côté, a également insufflé une bonne dose d'énergie. « Aurélie était seule à La Baie. On est arrivés les trois de Roberval et ça a bien fait pour démarrer le club de longue distance. C'est beaucoup plus motivant s'entraîner à quatre », a fait savoir Ronnica Christie, 23 ans, qui a tenté l'expérience de la traversée en 2006.

Même son de cloche pour Jérémy Bonneau, étudiant en éducation physique à l'UQAC et membre des INUK. Par contre, ce dernier pointe aussi le Marathon de la relève Rio Tinton Alcan comme moteur de la relève du Québec. « Généralement, tous les Québécois qui participent à la traversée sont passés par le Marathon de la relève », a noté Jérémy Bonneau, qui, à 22 ans, en sera à sa deuxième traversée.

Capricieux, ce lac

Reconnu pour être capricieux, le lac Saint-Jean avait réservé une dernière surprise pour les nageurs qui s'y attaqueront. L'eau, dont la température se situait aux environs de 71-72 degrés Fahreinheit il y a quelques jours, a chuté d'une quinzaine de degrés. Tout cela au grand dam des nageurs québécois, qui avaient pourtant eu le luxe de s'entraîner dans des eaux relativement plus chaudes depuis le début de l'été. Ne reste maintenant qu'à espérer un lac calme, chose qui ne s'est pas vue l'année dernière.

La relève d'abord

Avant les maîtres, ce sont les élèves qui s'attaqueront au lac Saint-Jean, aujourd'hui, lors de la 18e édition du Marathon de la relève Rio Tinto Alcan. Vingt-trois nageurs âgés de 14 à 25 ans s'élanceront de la plage Robertson, à Mashteuiatsch, avant de rallier le quai municipal de Roberval, 10 km plus loin.

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