La grande majorité des meilleurs cyclistes étrangers qui ont posé le pied à l'aéroport Jean-Lesage mardi se retrouvent en terrain inconnu, puisqu'ils n'ont jamais couru au Canada.
Malgré la fin de saison qui approche, plusieurs favoris affirment qu'ils ne sont pas venus au Québec pour prendre des vacances. La nouveauté de ces courses ajoute à leur intérêt de traverser l'Atlantique pour une rare fois dans leur carrière.
Trois jours avant la première épreuve prévue vendredi, les membres de 19 des 22 équipes se sont présentés dans la Vieille Capitale à bord d'un vol nolisé. Quelque 300 athlètes et leur personnel d'encadrement ont profité d'un traitement presque royal par l'organisation. En quelques minutes, des autocars ont conduit le groupe au Château Frontenac, qui hébergera tout le monde.
Dès le milieu de l'après-midi, quelques coureurs ont commencé à inspecter le circuit, particulièrement la côte de la Montagne. Malheureusement pour eux, du temps frais et pluvieux est à l'horaire pour les prochains jours. Sous la pluie, les virages seront négociés de façon moins spectaculaire. L'humeur du peloton semble toutefois excellente.
Ivan Basso
« Je suis très content d'être ici. C'est une belle course, un beau pays. Ma condition n'est pas bonne à 100 %. Ce sera une belle expérience. Je n'ai pas couru depuis trois semaines. La saison avec le GIRO et le Tour de France est très difficile. Nous avons plusieurs coureurs dans l'équipe en excellente forme et nous allons courir pour gagner. Nous essayons de donner un bon spectacle chaque fois. C'est une course importante », a dit Ivan Basso, gagnant du Tour d'Italie 2010 au sein de l'équipe Liguigas.
« C'est une bonne chose de venir. Le cyclisme s'exporte. Les coureurs ne font pas du marketing. Ils font du sport. C'est un grand pays ici. Vous avez de beaux champions. Hesjedal a été très fort sur le Tour de France. C'est une destination qui remotive les coureurs. C'est différent de ce qu'ils ont l'habitude de vivre. Ils seront motivés pour faire la course », a dit l'ancien numéro un mondial Laurent Jalabert.
Sylvain Chavanel
« C'est la première fois au Québec. J'étais venu au Canada au championnat du monde à Hamilton en 2003. Ça change de l'Europe. Je ne connais pas du tout. Mon objectif est d'être au maximum de ma forme en Australie dans trois semaines. Je suis sur la bonne voie. C'est un plaisir d'être ici, mais c'est une compétition avant tout. C'est bien placé dans le calendrier », a dit Sylvain Chavanel.
Le vétéran Sandy Casar, de la Française des Jeux, a également souligné l'importance de sortir un peu de l'Europe. Le champion olympique sur route à Pékin, Samuel Sanchez, a aussi répété qu'il ne prenait pas ces étapes à la légère. « C'est très important. »
Jens Voigt
L'Allemand Jens Voigt, qui célébrera ses 39 ans dans une dizaine de jours, n'était jamais venu au Canada non plus. « Je suis excité. Nous avons un très bon peloton ici et ce sera tout un spectacle. Nous sommes tous un peu curieux », a dit le coureur de la Saxo Bank.