Québec

Une autre vie pour les courses de chevaux!

Stéphane Cadorette

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Jocelyn Faucher et sept partenaires formant le club Jockey du Québec estiment que leur formule de relance de l'industrie des courses à chevaux est la bonne.

© Jean-Francois Desgagnes

Jocelyn Faucher et sept partenaires formant le club Jockey du Québec estiment que leur formule de relance de l'industrie des courses à chevaux est la bonne.

Sous respirateur artificiel depuis des années et même déclarée morte l'automne dernier, l'industrie des courses de chevaux revient officiellement à la vie à l'hippodrome de Québec avec dix programmes à l'affiche jusqu'à la fin octobre et un plan de relance sur cinq ans dans la province.

C'est le club Jockey du Québec qui procure cette neuvième vie à l'industrie. Formé d'un groupe de huit hommes d'affaires dont le revenu principal ne provient pas des courses à chevaux, dont l'ancien directeur général du Canadien de Montréal Serge Savard, il prend la relève d'Attractions hippiques à la suite de sa faillite déclarée en octobre dernier.

Chacun des huit partenaires a injecté 100 000 $ dans l'aventure et souhaite repartir sur des bases modestes et les licences de courses sont maintenant renouvelées.

Dix courses cet automne et une cinquantaine l'an prochain seraient au menu si les négociations en ce sens se concrétisent. Cette année seulement, un minimum de 400 000 $ en bourses seront remises aux hommes à chevaux, du jamais-vu au dire de la nouvelle organisation.

« L'industrie des courses n'est pas morte, elle revit. Elle ne demande plus la charité à personne. Elle se reprend en main », a proclamé le directeur du club Jockey, Jocelyn Faucher.

« On ne peut pas rebâtir en six mois ce qui a été détruit en quatre ans. Notre plan de relance est basé sur une période de cinq ans », a-t-il ajouté.

Seulement à Québec

L'hippodrome de Québec sera l'unique théâtre de courses de chevaux cet automne dans la Belle Province parmi les 16 hippo clubs existants. Il en coûtera 2 $ à l'entrée et la terrasse sera aménagée en mode tailgate.

« On retourne à l'ancienne, à la méthode champêtre lorsque les gens arrivaient aux courses avec leur glacière. C'est une formule familiale avec des attentes modestes, mais réalisables », a illustré Jocelyn Faucher.

Dès le 18 septembre

Le premier programme de courses aura lieu le 18 septembre et le deuxième le samedi suivant. Puis, en octobre, les samedi et dimanche seront aussi consacrés aux courses (13 h).

Le tout culminera le 24 octobre avec la 101e édition de la célèbre course du 5 milles. Des qualifications sont déjà en cours et un inventaire de 300 chevaux sera sur place pour les courses.

À plus long terme, le club Jockey du Québec estime qu'un nouvel hippodrome verra le jour en juin 2012, à Montréal. D'ici là, les courses auront lieu à Québec jusqu'à ce que la construction d'un nouvel amphithéâtre sur le territoire de l'hippodrome ne vienne déplacer les activités, s'il y a lieu.

« On est là jusqu'en septembre 2011 et le rêve par la suite, c'est qu'une ville de la Rive-Sud ou une place comme Saint-Augustin aime notre concept », a laissé entendre Faucher.

stephane.cadorette@journaldequebec.com

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