L'ultimate frisbee décolle!

Stéphane Cadorette

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Loin du bon vieux frisbee sur la plage, la finale du tournoi Mars Attaque a donné droit à des séquences spectaculaires dans une victoire de 18 à 13 du Turbo Fluo de Québec.

© Benoît Gariépy | Les archives

Loin du bon vieux frisbee sur la plage, la finale du tournoi Mars Attaque a donné droit à des séquences spectaculaires dans une victoire de 18 à 13 du Turbo Fluo de Québec.

Oubliez le bon vieux lancer du frisbee à Fido dans le parc en été. Désormais un sport fédéré en bonne et due forme au Québec depuis cette semaine, l'ultimate frisbee, qui avait déjà pris une sérieuse envolée au cours des dernières années, est propulsé en orbite.

L'ultimate, et non pas le frisbee (qui n'est qu'une marque de commerce pour désigner le fameux disque), célèbre sa dixième année d'existence à Québec et a même atteint l'âge de la majorité dans la région de Montréal.

Plus de 4000 joueurs s'y adonnent aux quatre coins de la province, soit en formule quatre contre quatre à l'intérieur ou sept contre sept à l'extérieur, au sein de neuf associations régionales.

Ce week-end, plus de 800 d'entre eux ont investi les stades Leclerc et Chauveau pour se disputer 600 matchs à l'occasion du tournoi Mars Attaque, le plus gros du genre à travers le pays. Chaque joueur doit tenter de faire une passe dans la zone payante adverse, sans courir avec le disque, pour marquer un point.

Nul doute que le sport toujours relativement méconnu se porte mieux que jamais, mais que la nouvelle qui est tombée mardi lancera l'ultimate vers de nouveaux sommets. Le ministère de l'Éducation, des Loisirs et des Sports a en effet reconnu la discipline comme un sport fédéré. après quatre ans de démarches!

«On a trouvé le processus très long pour un comité formé exclusivement de bénévoles, mais nécessaire. On a reçu beaucoup de support du gouvernement et on est partis de rien pour en arriver avec une vraie belle structure», s'est exprimé le président de la Fédération québécoise d'ultimate, Jean-Philippe Riopel.

Plusieurs avantages

Concrètement, le sport bénéficiera de nombre d'avantages, dont des subventions, un bureau officiel et bien sûr, la notoriété pour progresser encore davantage.

«Par exemple, on a maintenant accès aux Jeux du Québec. C'est super important pour le développement du sport chez les jeunes», a expliqué M. Riopel.

Pour le sport mixte qui se caractérise entre autres par l'auto-arbitrage des joueurs, ce n'est toutefois pas l'aboutissement final.

L'ultimate tentera en effet de se frayer un chemin dans le réseau scolaire au cours des années à venir. Déjà, aux États-Unis, des démarches en ce sens sont entreprises auprès de la NCAA. À quand pour le Québec?

«C'est notre prochain mandat de développer le volet scolaire et on pense atteindre notre objectif en cinq ans. On peut enfin voir plus loin et les portes s'ouvrent toutes grandes. Notre sport vient de franchir une grosse étape.»

stephane.cadorette@journaldequebec.com

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