Chronique

Plekanec : oui ou non!

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Yvon Pedneault

Journal de Montréal, Publié le:

Yvon Pedneault

Yvon Pedneault

Pat Brisson n'est pas du genre à lésiner quand vient le temps de discuter de contrat avec un directeur général.

S'il y a une volonté d'en venir à un accord, il entreprendra alors immédiatement les pourparlers. Mais attention, si ça dérape et s'il se rend compte que l'équipe désireuse de parler d'affaires s'éloigne des propositions au préalable déposées sur la table, il mettra alors un terme aux négociations.

Les Blackhawks de Chicago et Brisson devraient en venir à une entente au cours des prochains jours au sujet de Patrick Kane et de Jonathan Toews.

« Nous avons encore des points à regarder, nous avons aussi quelques clauses à négocier, mais disons que les négociations se déroulent dans la parfaite harmonie. Mes deux clients veulent demeurer à Chicago et les Blackhawks veulent que mes deux clients poursuivent leur carrière à Chicago. Donc, pourquoi attendre?»

C'est une situation bien différente que celle mettant en cause Guillaume Latendresse. Au cours de l'entre-saison, Pat Brisson a tenté de soutirer une entente de deux ans au Canadien. Ça n'a pas fonctionné et comme il n'avait pas tellement de pouvoir de négociation, Brisson a donc accepté pour son client un contrat d'un an.

L'an prochain, Latendresse aura droit à l'arbitrage si jamais il ne parvient pas à s'entendre avec Bob Gainey et le Tricolore relativement à l'aspect monétaire. Actuellement, on ne peut pas dire que Latendresse fournit à son agent des arguments intéressants.

Si le plafond salarial fait en sorte que les équipes peuvent difficilement conclure des transactions, ce sont les joueurs autonomes sans compensation qui s'accaparent le marché. Mais attention, les joueurs autonomes avec compensation, l'an prochain, risquent eux aussi d'avoir une part de l'assiette monétaire. C'est la raison pour laquelle les Black­hawks veulent régler les cas de Kane et de Toews.

Trop d'argent

À Montréal, le dossier Plekanec alimente les discussions, mais il y aura celui d'Andrei Markov, à partir du 1er juillet 2010, qui retiendra également l'attention.

Le cas de Plekanec est complexe parce que Bob Gainey a dépensé une fortune pour trois attaquants au cours de l'entre-saison.

Non seulement a-t-il comblé d'or Brian Gionta et Mike Cammalleri, tout en soulageant les Rangers de New York d'un contrat faramineux, celui de Scott Gomez, mais il doit aussi composer avec un plafond salarial qui s'amenuisera probablement de deux millions de dollars, peut-être même trois millions, l'an prochain.

Si Plekanec poursuit sur sa lancée, il pourra bien terminer l'année avec 75 points.

Gainey pourra-t-il payer Plekanec cinq millions par saison? J'en doute, puisqu'il a investi plus de 18 millions par saison pour les cinq prochaines années sur Gionta, Gomez et Cammalleri.

Il faudra bien qu'il se garde des dollars pour Markov qui, selon les standards de la Ligue nationale, exigera un contrat similaire à celui de Chris Pronger, c'est-à-dire près de sept millions par année.

Plekanec a été un meilleur joueur que Gomez depuis le début de la saison. Il a été un joueur offrant à son entraîneur plusieurs options, particulièrement au sein des unités spéciales.

Sauf que le contexte est particulier. Le Canadien a besoin de joueur de centre grand format et à la lumière des résultats du premier quart de la saison, il doit rechercher un centre de premier plan. On revient donc à la case départ, mais des investissements majeurs ont été faits en juillet 2009.

Les Blackhawks peuvent verser des salaires importants à deux jeunes joueurs comme Toews et Kane. Ils sont des joueurs identifiés comme joueurs de concession.

Or, si on veut établir des comparaisons, y a-t-il vraiment un joueur de concession chez le Canadien?

Un qui ne fait aucun doute : Markov.

Un autre? On ne sait toujours pas dans le cas de Carey Price.

Cette équipe peut-elle dépenser 13 millions en salaire avec deux centres de petit format?

yvon.pedneault@journaldequebec.com

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