De retour avec une médaille d'or

Convoi et limo pour Marie-Philip!

Stéphane Cadorette

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Marie-Philip Poulin arborait un sourire qui valait de l'or, lorsqu'elle a atterri à l'aéroport de Québec, au grand plaisir de ses parents et de ses concitoyens de Beauceville.

© René Baillargeon

Marie-Philip Poulin arborait un sourire qui valait de l'or, lorsqu'elle a atterri à l'aéroport de Québec, au grand plaisir de ses parents et de ses concitoyens de Beauceville.

Il n'y a rien de trop beau pour Marie-Philip Poulin! La médaillée d'or de 18 ans de l'équipe canadienne de hockey féminin aux Jeux olympiques de Vancouver a été accueillie à Québec par un convoi de Beaucerons en délire qui l'ont reconduite dans sa ville de Beauceville en limousine, rien de moins!

Un autocar rempli à capacité de ses concitoyens s'est amené à l'aéroport Jean-Lesage en soirée pour attendre l'héroïne qui a enfilé les deux buts du Canada dans la grande finale contre les États-Unis. Festifs au possible, les Beaucerons ont encore une fois montré qu'ils faisaient les choses avec fierté et émotion. Même avant la venue de leur nouveau messie, les gens chantaient, se réjouissaient et réclamaient à grands cris son arrivée.

Sur le coup de 20 h 30, la foudre a semblé s'abattre sur place lorsque la Poulin la plus célèbre du pays a mis le pied sur la terre promise. Surprise, émue et cachant mal sa gêne d'être acclamée de la sorte, le pendant féminin de Sidney Crosby a distribué quelques accolades, visiblement sous le choc de se retrouver au cœur d'une telle tornade.

« Je me doutais que des gens m'attendaient, mais je ne pensais jamais que ce serait aussi gros que ça. Être ici avec toute ma famille, c'est agréable. J'avais vu les vidéos du party organisé à Beauceville pendant notre match et j'avais des frissons. Là, je n'arrive pas à décrire ce que je ressens », a-t-elle laissé tomber.

La plus jeune membre de l'équipe canadienne flottait encore dans la stratosphère, même plusieurs jours après la grande conquête.

« Cette médaille que j'ai autour du cou, je n'y crois pas encore. Les vétérans de l'équipe m'ont tellement aidée. C'est peut-être moi qui ai marqué les buts en finale, mais toute l'équipe s'est tenue », a ajouté celle qui estime néanmoins avoir « encore beaucoup à accomplir dans ma carrière ».

Des parents fiers

Fébriles, papa et maman peinaient à contenir leur émotion encore très vive. « C'est plus gros que je pensais. Ma fille a marqué deux buts et gagné l'or pour le jour de ma fête. Comment aurais-je pu rêver d'un tel scénario? » a lancé le père, Robert Poulin.

À ses côtés avec un énorme bouquet de fleurs pour sa fille chérie, Danye Nadeau vivait un moment fort de sa vie.

« C'est comme une émotion joyeuse, mais à l'extrême », a-t-elle souri. Poulinville!

Même le maire de Beauceville, Luc Provençal, se laissait bercer par de grandes idées à l'égard de la nouvelle image de sa municipalité. Un trophée, une rue, voire un aréna au nom de Marie-Philip Poulin? Pourquoi pas!

« Il y a différents scénarios sur la table et on en discutera en temps et lieu avec la famille.

« Pour notre ville, c'est une fierté qui ne se mesure pas. En une soirée, elle a atteint l'Everest pour nous autres », a-t-il soufflé.

Il n'y a pas à dire, Marie-Philip Poulin mérite pleinement bière et cigare... en toute quiétude et intimité, cette fois-ci.

stephane.cadorette@journaldequebec.com

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