Insultes et poignée de main

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Mario Morissette @

Journal de Québec, Publié le:

Le costaud Brad Purcell, à gauche, s'est délié la langue au sujet d'une altercation verbale avec des membres des Colonials.

© Les archives Daniel Mallard

Le costaud Brad Purcell, à gauche, s'est délié la langue au sujet d'une altercation verbale avec des membres des Colonials.

Le joueur Jerod Edmondson, l'instructeur Jamie Keefe et le gérant des Colonials de Pittsfield, Brian Daubach, sont passés à un doigt de déclencher une bagarre sur les lignes de côté, mercredi soir, au Wahconah Park.

Dans notre édition d'hier, nous écrivions qu'une prise de bec avait éclaté entre l'instructeur des Capitales Brad Purcell et quelques membres de l'organisation des Colonials, après la victoire de 4-2 des locaux.

Précisons qu'au Wahconah Park, les membres du club visiteur partagent le même portillon que les locaux pour regagner leur vestiaire et que cette sortie est située près de l'abri des Colonials.

Purcell, furieux, s'était réfugié dans le traditionnel « pas de commentaires », quelques minutes après l'altercation verbale.

Accusations

Hier après-midi, l'Australien à la carrure d'un joueur de ligne de football cherchait toujours à comprendre quelle mouche avait piqué Daubach. « En regagnant notre vestiaire, je discutais avec Adam Arnold (un releveur des Caps) quand un joueur des Colonials (Edmondson) m'a interpellé », a relaté Purcell.

Edmondson avait été atteint par un lancer du vétéran Troy Cate à sa troisième présence au bâton. « J'ignorais qui il était (Edmondson) et le joueur m'a accusé d'avoir demandé à Cate de l'atteindre.

« Je lui ai demandé quel était son problème. C'est à ce moment que Daubach est intervenu en me disant de ne pas parler avec ses joueurs! Puis, il s'est dirigé vers moi comme s'il enguirlandait un arbitre et j'ai dû le repousser. »

Le verbe facile

Purcell, du haut de ses 6'4'', est particulièrement virulent quand il puise dans le recueil d'insultes de la langue de Shakespeare! Steve Green, un vétéran lanceur congédié après un seul départ, peut en témoigner.

« J'ai rappelé à Daubach que, plus tôt cette saison, il était grimpé sur la dernière marche de l'abri pour lancer des insultes à Michel Simard. Il a ensuite accusé l'organisation des Capitales de tous les péchés du monde. « Selon lui, Québec et Brockton mènent la ligue CanAm par le bout du nez! Qu'à son dernier séjour à Québec, nous avions blessé Angel Molina à l'aide d'un lancer commandé à l'intérieur. Bullshit!

« Encore une fois, j'ai dû lui rafraîchir la mémoire. Le gars (Steve Dubé) qui avait atteint Molina n'était qu'une recrue locale remerciée de ses services dès le lendemain! »

Pour éviter que ça dégénère, Purcell a regagné le vestiaire des Caps et informé Pat Scalabrini de l'incident. Les deux hommes sont retournés régler le différend à chaud avec Daubach.

« Brian croit qu'il intimide les gens. C'est lui contre le reste du monde », a imagé Scalabrini.

« Il dirige une jeune équipe et ses joueurs ont parfois des comportements de joueurs de high school. Ça jase trop sur le terrain et dans une ligue à six équipes, il ne faut pas tolérer ces comportements.

« Je crois qu'il a compris le message. On s'est serré la main et on tourne la page. »

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