Les Jackals du New Jersey se sont assurés de prolonger leur séjour dans la Vieille Capitale jusqu'à jeudi, en dominant les Capitales de Québec par 9-3, lundi, au Stade municipal.
Grâce à cette victoire, les Jackals devancent les Tornadoes de Worcester au classement général et méritent du coup le droit d'affronter les Capitales en première ronde des séries éliminatoires.
L'entraîneur Patrick Scalabrini ne se faisait pas trop de mauvais sang, même si ses protégés venaient de s'incliner pour la troisième fois en quatre soirs à domicile. « Les séries sont une autre saison », a-t-il dit, et les Capitales sont prêts à y faire leurs débuts.
« Le baseball est un long marathon et il faut prendre sa place dans les séries. Il faudra commencer fort. On enverra Troy Cate comme premier lanceur et ils ne l'ont pas beaucoup vu. Si on gagne le premier match, la pression sera sur eux. »
Réaliste, Scalabrini savait qu'avec un alignement réduit et l'importance qu'accordaient les Jackals à ce match, les chances de l'emporter étaient réduites. « Ce n'est pas dramatique de perdre. Pour eux, c'était une question de vie ou de mort. »
Sausville peine, Schon l'échappe
Les choses se sont gâtées en sixième manche pour les artilleurs des Capitales, alors que le club était en avance par 3-2. Dan Sausville s'est mis dans l'eau chaude en accordant trois coups sûrs qui ont mené à deux points.
Scalabrini l'a remplacé par Andy Schon, mais ce dernier a accordé un coup de circuit à Jabe Bergeron, premier frappeur à lui faire face, alors que deux joueurs des Jackals patientaient sur les sentiers. Ça ne s'est pas arrêté là pour Schon, qui a ensuite accordé deux simples et un double pour voir les visiteurs porter la marque à 8-3.
« Andy n'aurait pas dû lancer ce soir. C'était sa troisième soirée d'affilée et c'est beaucoup trop. Mais on n'avait pas d'autres options. Ça n'a pas tourné à notre avantage », a dit Scalabrini.
D'Aoust, sonné
Déjà bien remplie, l'infirmerie des Capitales pourrait voir le nom de Patrick D'Aoust. Le receveur a reçu un coup de genou en plein visage à la suite d'une glissade au deuxième but.
« Patrick a peut-être une commotion. Il était étourdi après le jeu. Il faudra voir ça demain », a fait savoir Scalabrini.