En santé, les Capitales de Québec forment la meilleure équipe de la ligue CanAm. Leur fiche de 57 victoires, 37 revers en saison régulière, en témoigne. Sans la perte prolongée d'éléments-clés, qui sait combien de matchs les Québécois auraient remportés.
Les exploits de la saison estivale 2010 ne pèseront pas lourd dans la balance, ce soir, lorsque les Capitales amorceront la défense du trophée Arthur E. Ford, une conquête qui culminait une saison magique.
« Comment recréer la magie de la saison 2009? Nous devrons effacer de notre mémoire les deux dernières semaines et puiser dans nos souvenirs de la dernière campagne, car le momentum n'est pas de notre bord actuellement », plaide le vétéran Pierre-Luc LaForest.
Troy Cate, un vétéran gaucher qui a conservé une fiche de 5-3 et une mpm de 3,39 en douze départs, cette saison, sera le partant des Capitales à l'occasion du premier match de cette série demi-finale au meilleur de cinq parties, face aux Jackals du New Jersey.
Cate a amorcé qu'un seul match face aux Jackals, les limitant à un point en sept manches de travail.
Les Jackals ont le vent dans les voiles
Les Jackals, tombeurs des Capitales six fois en huit essais au cours des douze derniers jours du calendrier régulier, délégueront le gaucher AJ Wideman (fiche 4-5, mpm 4,88). Cet Ontarien, blessé à la cage thoracique à la mi-juillet, a raté six semaines d'activités.
À son retour, il a été limité à deux départs, les deux face aux Caps. En saison régulière face à Québec, Wideman se pavane avec une fiche de 1-1 et une mpm de 6,60 en quinze manches.
« Les lanceurs partants vont donner le ton et ils décideront de l'issue de cette série », estime le gérant des Capitales Pat Scalabrini.
« Bien sûr, les Jackals ont le vent dans les voiles. Certes, ils nous ont battus souvent récemment, mais nous avons quand même réalisé quelques belles remontées en fin de match. Puis, ça ne prend pas grand-chose pour faire tourner le vent durant une série trois de cinq. »
Québec devra également trouver une méthode pour tenir Adam Godwin loin des sentiers. En saison régulière, Godwin, un lièvre en uniforme, a frappé dans une moyenne de ,426 face aux lanceurs des Capitales.
« Les éliminatoires, c'est une affaire de lanceurs, a poursuivi LaForest. Avec quatre partants de qualité et des releveurs aussi dominants que Andrew Albers et Matthew Rusch, y'a pas d'inquiétude de ce côté. »
« Nous devrons également recommencer à jouer de la petite balle. Nous devons faire avancer les coureurs puisque nous n'avons pas une équipe axée sur la puissance. Puis, démontrons pourquoi notre défensive est considérée comme la meilleure de la ligue CanAm! »