En raison de son expérience dans la NCAA, François Langevin peut bien comprendre ses protégés qui ont des aspirations de s'expatrier chez nos voisins du Sud.
Langevin a disputé quatre saisons en deuxième division au sein de l'Université North Alabama. Il a aussi fait sa maîtrise à Auburn sans toutefois jouer au golf.
« C'est parfait que les jeunes veulent vivre le rêve américain, mais ils doivent l'analyser avant d'embarquer, prévient l'entraîneur des Lions. Tu dois t'informer des options. Avant de partir, tu dois t'assurer que le programme de golf possède les ressources nécessaires pour connaître du succès et que l'école est solide.
« Si ces deux critères sont présents, tu t'en vas aux États-Unis et ton expérience sera intéressante, poursuit Langevin. Par contre, des programmes comme ceux de St.Lawrence et de Laval sont supérieurs à des programmes américains en division 2. Maintenant avec ce qui se passe à Québec, un programme comme North Alabama n'est pas assez bon pour justifier ton départ. »
Langevin estime que l'expérience acquise en Floride est unique pour les participants. « L'expérience de vie est meilleure que dans la NCAA, affirme-t-il. Comme pour les parents avec leurs enfants, je suis avec les golfeurs tous les jours et j'apprends à mieux les connaître. Je peux intervenir pour le golf mais aussi sur d'autres facettes qui peuvent affecter leur jeu. La nutrition et le manque de sommeil sont deux exemples. »
À son retour des États-Unis, Langevin a mis une croix sur son rêve d'évoluer chez les professionnels pour se consacrer à l'enseignement du golf. « Je manquais de talent et de physique, indique-t-il. J'adore ce que je fais actuellement. »
La technologie est plus que jamais au service du golf. « Comme dans le cas de Swing Vision à Golf Channel, nous avons une caméra qui permet d'étudier la bio-mécanique de l'élan, a-t-il expliqué. Plusieurs sports le font déjà et on commence à le faire au golf. »