Anne-Catherine Tanguay vivra une expérience unique cet été en participant au British Amateur, présenté en Écosse.
La bonne nouvelle est tombée il y a quelques semaines. « Je suis vraiment contente, a exprimé la golfeuse du programme sport-études de St. Lawrence. J'ai participé à un tournoi en septembre, en Écosse, qui était vraiment gros, mais le British Amateur sera encore plus important. »
L'équipe canadienne junior a décidé d'amener les neuf filles. « Dans le passé, il fallait passer par une qualification pour participer au British, a dit Tanguay. Parce que j'ai raté le tournoi de qualification l'été dernier en raison d'un conflit d'horaire, je ne pensais pas être choisie. »
Deux autres Québécoises feront partie de la distribution : Sarah-Maude Juneau, du club Lac-Saint-Joseph, et Maude-Aimé Leblanc.
Tanguay tentera de se qualifier pour le US Junior et le US Open, en plus de participer au circuit québécois et canadien.
Expérience unique
Avant de prendre part au British Amateur, Tanguay vit une expérience particulière. Seule fille parmi le contingent de huit golfeurs de St. Lawrence, la golfeuse de 19 ans découvre les joies de vivre avec sept gars.
« Les trois premières semaines ont été pas mal difficiles, dit-elle. Il y a encore des moments difficiles, mais c'est beaucoup mieux. La chimie du groupe est celle de gars. Parce que je ne suis pas tom boy, leurs activités de gars ne m'intéressent pas. »
Tanguay a-t-elle songé à revenir au Québec? « Une chance que je suis forte, illustre-t-elle, sinon j'aurais quitté. Je ne suis pas certaine que tout le monde aurait été capable d'endurer cette situation. Au fil des semaines, j'ai élaboré des stratégies de gestion. »
C'est le grand luxe pour la golfeuse du Royal Québec cette semaine, puisque Élyse Archambault est débarquée à Orlando pour une dizaine de jours.
Samuel Rochette reconnaît que la situation ne doit pas être facile pour sa collègue. « Ce n'est pas évident de vivre avec sept gars pas trop matures, signale-t-il, qui font et disent des niaiseries. »
François Langevin souligne que des mises au point ont été nécessaires au départ. « Il y a eu quelques conflits au début, mais tout est rentré dans l'ordre, assure l'entraîneur des Lions. C'était normal. Pour la plupart, c'était la première fois qu'ils se retrouvaient seuls. Il a fallu distribuer les tâches, mais la dynamique est vraiment intéressante. Les jeunes apprennent tellement de choses autres que le golf. »