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Il a fallu attendre jusqu’au tout dernier jour du calendrier régulier pour savoir qui ferait les frais des huit confrontations de premier tour. D’ailleurs, seulement 16 points séparent les 16 formations en lice pour ces séries. C’est le plus petit écart entre les participants de ce tournoi depuis celui de 1964-1965. La table est donc mise pour une première ronde âprement disputée.

Déçu de sa sortie expéditive face au Canadien le printemps dernier, le Lightning s’est donné pour mission de se racheter. Avec un Ben Bishop en pleine forme, la troupe de Jon Cooper a accumulé les victoires avec une régularité déconcertante cette saison. Elle est l’une des seules cinq formations à avoir atteint le plateau des 50 gains. Quant aux Red Wings, il leur a fallu attendre la dernière semaine d’activités pour assurer leur qualification. Il s’agit d’une 24e présence consécutive en séries éliminatoires pour les représentants de la ville de l’automobile. Voilà une série qui mettra aux prises Steven Stamkos, vice-champion buteur, à Pavel Datsyuk et Henrik Zetterberg, deux des meilleurs attaquants défensifs du circuit.

 

La clé pour le Lightning

Ben Bishop devra être dans la forme qui lui a permis de connaître sa première saison de 40 victoires. Steven Stamkos devra pouvoir miser sur l’appui offensif de l’unité composée d’Ondrej Palat, de Tyler Johnson et de Nikita Kucherov. En l’absence des Braydon Coburn et Jason Garrison, la jeune défense du Lightning devra tenir le coup.

La clé pour les Red Wings

On sait ce que les vétérans Datsyuk et Zetterberg peuvent apporter aux Red Wings en séries éliminatoires. Reste à voir si, cette fois, ils pourront miser sur l’appui de la relève: des jeunes tels Tomas Tatar et Gustav Nyquist qui, le printemps dernier, ont été blanchis de la feuille de pointage en cinq matchs face aux Bruins.

Le verdict

Les Red Wings ont toujours vendu chèrement leur peau en séries éliminatoires. Ce ne sera pas différent cette année. Sauf que, cette fois, la supériorité de Ben Bishop sur Jimmy Howard et la quasi-invincibilité du Lightning sur sa patinoire auront raison de la troupe de Mike Babcock.

Bien que privés d’Henrik Lundqvist pendant près de deux mois, les Rangers sont parvenus à maintenir le cap et à mettre la main, grâce à une récolte de 113 points, sur le trophée du Président. La dernière fois que les Blueshirts ont terminé au sommet du classement général, ils ont mis fin à une disette de 54 ans sans gagner la coupe Stanley. Quant aux Penguins, ils n’ont savouré que quatre gains à leurs 15 derniers matchs, ce qui a bien failli leur coûter leur place en séries éliminatoires. Les Penguins voudront sans doute se servir de cette confrontation pour venger leur échec du printemps dernier. En avant 3 à 1 dans leur série finale de division, les Penguins ont vu Martin St-Louis et sa bande remporter les trois derniers matchs.

 

La clé pour le Rangers

Les Rangers misent sur l’un des meilleurs gardiens du circuit en Lundqvist. Cette saison, Rick Nash, leur meilleur buteur, a connu ses soirées les plus productives face aux Penguins. Nash et ses coéquipiers devront utiliser leur vitesse pour déstabiliser les défenseurs des Penguins.

La clé pour les Penguins

Les Penguins devront espérer une contribution plus régulière de leurs joueurs de soutien, car Sidney Crosby et Evgeni Malkin ne pourront pas tout faire seuls. C’est ce qui a coulé les Penguins l’an dernier. Dans les trois derniers matchs face aux Rangers, le duo n’a inscrit qu’un seul but. Marc-André Fleury devra également être sensationnel.

Le verdict

Les Rangers ont tous les éléments pour aspirer aux grands honneurs. D’ailleurs, Glen Sather s’est assuré de combler les failles de son équipe à l’approche de la date limite des transactions. Quant aux Penguins, c’est une équipe à la dérive depuis quelques semaines déjà. Crosby et Malkin ne parviendront pas à redresser la barque.

Autrefois membres de la défunte division Patrick, les Capitals et les Islanders croiseront le fer en séries éliminatoires pour la première fois en 22 ans. On risque d’avoir droit à tout un duel entre Alex Ovechkin, meilleur buteur du circuit Bettman, et John Tavares, passé à un seul point du championnat des marqueurs. Parlant d’Ovechkin, Barry Trotz a fait tout un travail pour le sensibiliser à ses responsabilités défensives. Du côté des Islanders, Jack Capuano est parvenu à faire lever le gâteau au sein de son noyau de jeunes vétérans. Par ailleurs, il s’agit d’un retour en séries tant pour les Capitals que pour les Islanders, écartés de la course le printemps dernier.

 

La clé pour le Capitals

Gardien le plus utilisé du circuit avec 72 présences devant le filet, Braden Holtby devra être en mesure de maintenir la cadence, Alex Ovechkin devra continuer à remplir le filet adverse et l’attaque massive la plus productive en saison régulière (25,3 %), devra continuer à faire payer les largesses de l’adversaire.

La clé pour les Islanders

À l’époque où il portait les couleurs du Canadien, Jaroslav Halak avait coupé court aux espérances des Capitals d’aspirer aux grands honneurs. Le Slovaque n’a disputé que deux matchs éliminatoires depuis ces séries de 2010. Les Islanders devront espérer qu’il soit aussi solide qu’à l’époque.

Le verdict

Les deux formations ont terminé la saison avec une récolte identique de 101 points. Trois des quatre duels entre les deux équipes ont nécessité le bris d’égalité. D’ailleurs, tant les Islanders que les Capitals ont remporté les matchs disputés sur leur patinoire. On peut donc s’attendre à une série très serrée.

Une poussée de cinq gains à leurs six derniers matchs a permis aux Blues de terminer au sommet de la division Centrale. Mais pour les Blues, une bonne saison n’est pas gage de succès en séries éliminatoires. Malgré trois saisons gagnantes sous Ken Hitchcock, dont deux de plus de 100 points, les Blues n’ont jamais franchi le deuxième tour. Le Wild était à huit points d’une place en séries lorsqu’il a fait l’acquisition de Devan Dubnyk. Le gardien de 28 ans, dont la carrière battait de l’aile depuis deux saisons, a ramené l’équipe de Mike Yeo dans la course. Sa tenue a permis au Wild de maintenir un dossier de 28-9-3 en deuxième moitié de saison. Une séquence qui, en plus de qualifier le Wild pour les séries, a permis à la concession d’atteindre le plateau des 100 points pour la deuxième fois de son histoire.

 

La clé pour le Blues

Les Blues devront marquer des buts. C’est ce qui, chaque printemps, fait terriblement défaut au sein de cette équipe. Cette production attendue pourrait passer par la contribution de Vladimir Tarasenko. Les Blues souhaiteront que le Russe soit complètement rétabli de la blessure au bas du corps qui lui a fait rater six des sept derniers matchs de la saison.

La clé pour les Wild

Devan Dubnyk devra poursuivre sur sa lancée de la saison régulière. L’attaque devra venir de plusieurs fronts et non pas seulement de l’unité formée de Zach Parise, Mikael Granlund et Jason Pominville. D’ailleurs, Thomas Vanek devra faire mieux que sa faible contribution de l’an dernier avec le Canadien.

Le verdict

Bien qu’il en soit à sa sixième saison dans la LNH, Devan Dubnyk disputera ses premiers matchs éliminatoires. Cette inexpérience pourrait peser dans la balance. Ceci dit, Brian Elliott n’est pas plus ferré en séries. En trois présences en éliminatoires, il n’a franchi le premier tour qu’à une seule occasion.

L’arrivée de Peter Laviolette et le retour en grande forme de Pekka Rinne, auteur d’au moins 40 victoires (41) pour la deuxième fois de sa carrière, ont ramené les Predators dans le droit chemin. La résurrection de Mike Ribeiro, l’éclosion de Filip Forsberg et la stabilité de Shea Weber ne sont également pas étrangères à ces succès. Patrick Kane est apte à amorcer la série. Au moment de subir sa fracture de la clavicule, le 24 février, il dominait la colonne des pointeurs avec 64 points, dont 27 buts, en 61 matchs. Une arme de plus pour cette formation qui, en plus d’être bien nantie à l’attaque, a été la plus avare du circuit (ex aequo avec le Canadien).

 

La clé pour le Predators

Pekka Rinne devra se montrer supérieur à Corey Crawford. Mike Ribeiro devra montrer qu’il peut produire sur une base régulière. Sa capacité à repérer Filip Forsberg et James Neal pourrait faire une différence. Les Predators comptent également sur Roman Josi et Shea Weber pour museler les canons des Blackhawks.

La clé pour les Blackhawks

La production des joueurs de soutien a fait le succès des Blackhawks en éliminatoires ces dernières saisons. Une fois de plus, cette contribution sera nécessaire pour espérer faire un bout de chemin. Le jeu défensif des Hawks a connu des ratés dernièrement. Joël Quenneville et ses hommes devront y voir.

Le verdict

Le retour de Patrick Kane amènera une diversité offensive plus grande. Josi et Weber en auront plein les bras. De plus, on dit que l’expérience ne s’achète pas. Avec plusieurs joueurs ayant participé aux deux dernières conquêtes de la coupe Stanley de cette concession, les Hawks sont, de ce côté, en voiture.

On dit des Ducks qu’ils ont l’équipe la mieux bâtie pour les séries éliminatoires. Pourtant, il y a longtemps qu’ils ne l’ont pas prouvé. L’équipe, aujourd’hui dirigée par Bruce Boudreau, a atteint le deuxième tour à seulement deux reprises depuis leur conquête de 2007. Ils ont terminé au sommet de l’Association de l’Ouest pour la troisième fois en autant de saisons. Il est temps de passer de la parole aux actes. La ville de Winnipeg vivra au rythme des séries éliminatoires pour la première fois depuis le printemps 1996. Il s’agissait alors de la dernière saison de la première version des Jets. En ce qui concerne la concession qui a vu le jour à Atlanta, il s’agira d’une première présence à cette danse depuis la saison 2006-2007.

 

La clé pour le Ducks

Les Ducks doivent imposer leur style. Un jeu tout aussi robuste que rapide. Pour ce faire, Bruce Boudreau devra se montrer plus malin que Paul Maurice et éviter de céder à la panique comme c’est le cas depuis son arrivée à la barre de cette équipe. Mené par François Beauchemin, le corps défensif des Ducks n’est pas piqué des vers.

La clé pour les Jets

La foule présente à l’intérieur du MTS Centre devra être aussi intimidante que durant la saison régulière. Les Jets miseront sur la production de l’unité formée de Bryan Little, Andrew Ladd et Blake Wheeler. Une production qui pourrait également venir de Michael Frolik, Mathieu Perreault, Mark Scheifele et Dustin Byfuglien.

Le verdict

À 27 ans, Ondrej Pavelec n’a jamais gardé les buts dans un match de séries éliminatoires. Il a tendance à accorder un mauvais but par match. Devant lui, les Jets ont été l’équipe la plus indisciplinée de la saison. En séries éliminatoires, trop de temps passé au banc des punitions les perdra. De plus, peu de joueurs des Jets possèdent de l’expérience en séries.

Bob Hartley a fait un travail colossal pour ramener les Flames en séries après cinq ans d’absence. Sans grande vedette tant en attaque qu’en défense, et avec un gardien ordinaire, le Franco-Ontarien a dû sortir plusieurs lapins de son chapeau. En cours de route, il a été appuyé de belle façon par le travail de Johnny Gaudreau, l’un des plus sérieux candidats au titre de recrue de l’année, et du défenseur Mark Giordano qui, avant sa blessure, connaissait la meilleure saison de sa carrière. La présence des Canucks en séries relève également de l’exploit compte tenu qu’ils ont perdu les services de Ryan Miller pour les six dernières semaines de la saison. En son absence, Eddie Lack a gardé le fort tant bien que mal, maintenant un dossier de 13-7-2

 

La clé pour le Canucks

Ils pourront compter sur le retour de Ryan Miller. Reste à voir s’il est au sommet de son art. Les jumeaux Sedin et Radim Vrbata ont récolté 76, 73 et 63 points cette saison. Le suivant est Nick Bonino avec 39 points. Les Canucks ne peuvent espérer l’emporter avec une attaque aussi unidimensionnelle.

La clé pour les Flames

Avec Gaudreau et Sean Monahan, les Flames misent sur la fougue de quelques jeunes joueurs. Une fougue bien complétée par l’expérience des Jiri Hudler et Dennis Wideman. Si Bob Hartley parvient de nouveau à faire prendre la sauce, les Flames pourraient franchir le premier tour pour la première fois depuis 2004.

Le verdict

Bob Hartley a toujours trouvé une façon de faire sortir le meilleur de ses joueurs. Hartley, qui sera assurément un candidat au titre de meilleur entraîneur de l’année, parviendra de nouveau à le faire. La combativité et la hargne des Flames auront le dessus sur les Canucks, qui ne sont l’affaire que d’un seul trio.