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Il y a 7 ans,
J’ai tué ma mère

«Nous avons assisté à la naissance d’un grand cinéaste québécois.» C’était en mai 2009. Assise en retrait, Karine Vanasse, comme les quelques Québécois qui avaient la chance d’avoir trouvé un siège au Théâtre Croisette, savourait la bruyante ovation que le public avait spontanément offerte à un jeune cinéaste québécois, débarqué à Cannes avec toute la fougue de ses 20 ans pour présenter son premier film, J’ai tué ma mère.

La comédienne avait trouvé les mots justes. Quelques jours plus tard, Xavier Dolan remportait trois des cinq prix remis par la Quinzaine des réalisateurs (les deux qui lui ont échappé étaient réservés à des productions européennes). Une star était née.

Sept ans plus tard, alors que Dolan s’apprête à participer pour une deuxième fois à la compétition offi­cielle du plus prestigieux festival de cinéma­­ de la planète, Le Journal fait un retour en arrière. Les acteurs Anne Dorval, Suzanne Clément et Niels Schneider de même que les producteurs Carole Mondello et Daniel Morin ont accepté de partager leurs souvenirs et anecdotes de l’épopée cannoise de J’ai tué ma mère.

Rêver à Cannes
Photo d'archives
Anne Dorval et Xavier Dolan dans une scène de J’ai tué ma mère
J’ai tué ma mère a été tourné en 2008. Sur le plateau, Dolan rêvait déjà de présenter son film à Cannes, se rappelle Anne Dorval. «Il en parlait souvent pendant le tournage. C’était le rêve de sa vie. J’essayais de le calmer, mais son enthousiasme me touchait. En même temps, je n’y croyais pas plus que ça. Je me demandais même si le film allait sortir en salle un jour.» Mais le jeune Dolan­­ est tenace. Il espère même que son film sera choisi en compétition. Voici le récit de Niels Schneider. «Le jour de l’annonce de la sélection, nous avions passé une nuit blanche avec plein d’amis, dont Anne, chez Xavier. On avait regardé la conférence de presse à 5 h du matin. Les noms défilaient, mais Xavier n’était pas là. Puis, le dernier nom que Thierry Frémaux (le délégué général­­ du festival) avait annoncé, c’était Xavier Giannoli. Énorme­­ déception, on va tous se coucher. Xavier nous a réveillés trois heures plus tard. Il venait d’avoir un appel lui confirmant qu’il allait­­ à la Quinzaine».
Une arrivée remarquée
Anne Dorval
Le 16 mai, à peine débarquée de l’avion, l’équipe du film se retrouve sur la plage à boire du champagne alors que la SODEC tient son très fréquenté cocktail annuel sur le bord de la Méditerranée. L’ambiance est à la fête pour cette bande de Québécois qui font connaissance tous ensemble avec le faste cannois. «C’est comme huit premières en même temps», s’exclame Anne Dorval. Les rires fusent quand la productrice Carole Mondello donne ses directives aux acteurs. «Elle nous avait dit: quand on va monter les marches, tenez-vous tous à au moins cinq mètres de Xavier. On avait tellement ri», relate­­ Suzanne Clément.
Gros stress avant le festival
Dans les semaines précédant le festival, un énorme stress envahit la productrice Carole Mondello. Elle­­ n’a pas les droits de la chanson du générique, Maman la plus belle du monde, de Luis Mariano. Et il n’est pas question de risquer un faux pas sur la Croisette. «On m’avait dit que beaucoup d’avocats surveillaient ces choses-là durant le festival et je ne voulais tellement pas qu’il y ait une ombre sur la projection. J’ai harcelé jour et nuit les gens qui avaient les droits pour les avoir avant d’arriver à Cannes. J’étais en communication constante avec New York, Los Angeles, Paris. Finalement, je les ai obtenus en mettant les pieds à Cannes.»
Le test de la presse
Daniel Morin
Trois films québécois sont présentés à la Quinzaine des réalisateurs en 2009 (Polytechnique, de Denis Villeneuve, et Carcasses, de Denis Côté, y sont aussi). Mais aucun n’est plus attendu que J’ai tué ma mère. «L’ovni de la sélection», dit le programmateur Olivier Père à la presse française. Le matin du 18 mai, le film passe haut la main son premier test quand il est présenté aux médias du monde entier, qui applaudissent chaleureusement à la fin de la projection. Une scène d’engueulade avec Anne Dorval vaut même une salve spontanée à la comédienne québécoise. Informée de la réaction des journalistes après coup, elle pleure. «J’étais sous le choc», dit-elle. «Quand il y a eu les applaudissements pour Anne Dorval, je me suis dit: mission accomplie», ajoute Daniel Morin.
La star
Suzanne Clément
Dans les jours qui suivent­­, Xavier Dolan découvre­­ la vie de star. Pendant que les acteurs du film font la fête sur la Croisette, le jeune homme enfile les entrevues. La presse se l’arrache. «Je me promenais avec Xavier dans la rue et déjà­­, il se faisait accoster par des gens qui avaient vu son film. Il était comme un souffle d’espoir pour les gens de sa génération», confie Anne Dorval. Suzanne Clément est encore impressionnée par la façon dont Dolan a géré toute cette attention. «C’est comme s’il avait attendu ça toute sa vie. Il a baigné­­­ là-dedans comme un poisson dans l’eau.»
Des heures de nervosité
Niels Schneider
Malgré la réception enthousiaste des journalistes, la nervosité demeure immense en vue de la présentation officielle du soir, à laquelle assistera cette fois l’équipe du film. «Après la conférence de presse­­ du matin, Suzanne et moi étions allés faire un tour dans les manèges pour faire tomber la pression», raconte Daniel Morin. Dans les minutes précédant la séance, la nervosité fait place au stress. «Anne Dorval avait envie de vomir, Patricia Tulasne avait perdu une dent et j’étais en train de lui remettre dans sa chambre du Ritz, dix minutes avant la projection, et moi je me pissais dessus», évoque avec humour Niels Schneider. À l’entrée de la salle, écrasée sur un fauteuil, Suzanne Clément est prise d’un fou rire incontrôlable. «On ne savait plus trop où on était» résume Anne Dorval.
Le triomphe
Carole Mondello
Le générique de J’ai tué ma mère défile depuis quelques minutes. La foule est debout et applaudit à tout rompre Xavier Dolan. Debout au milieu du parterre, le jeune cinéaste sourit à belles dents, étreint ses actrices, refoule ses larmes. À 20 ans, Cannes est déjà à ses pieds. «C’est le plus beau jour de ma vie», dit-il au représentant du Journal qui l’attend à la sortie. «J’en tremble encore», confesse Carole Mondello lorsqu’elle pense à la réaction du public. «C’était très émouvant pour nous de voir la naissance de Xavier à Cannes», dit Anne Dorval.
La consécration

22 mai: pendant que la compétition bat encore son plein à l’autre bout de la Croisette, la Quinzaine des réalisateurs remet ses prix. La présence de Dolan sur place met la puce à l’oreille des médias québécois qui assistent à la cérémonie. Il gagnera sûrement un prix. Finalement, ce sera trois. Laissons Carole Mondello résumer la soirée. «Xavier et moi avons toujours eu un chiffre chanceux, le trois. Après son deuxième prix, je l’ai regardé et je lui ai montré trois doigts. Il m’a fait une moue qui voulait dire: hey, charrie pas Carole. Et quand il a eu son troisième prix, ce fut l’apothéose.»

Place au talent
québécois

Au plus prestigieux festival de cinéma de la planète, rarement le Québec n’aura brillé autant qu’en 2016. Pendant que Xavier Dolan tentera de remporter une toute première Palme d’or canadienne, Sophie Nélisse, Kim Nguyen et François Jaros profiteront du Festival de Cannes, qui se tient du 11 au 22 mai, pour montrer leur savoir-faire devant la presse du monde entier.

Plus que jamais, le talent québécois est pris au sérieux par les sélectionneurs cannois et il faut certainement en attribuer une partie du mérite à Xavier Dolan. À 27 ans, le cinéaste québécois présentera déjà un cinquième film sur la Croisette – et un second en compétition officielle – quand il viendra dévoiler Juste la fin du monde avec sa distribution d’étoiles françaises: Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel et Nathalie Baye.

En entrevue au Journal tout juste après l’annonce de sa sélection, il y a quelques semaines, Dolan n’avait pas caché son souhait de repartir de Cannes avec la précieuse Palme d’or dans ses valises. Il y a deux ans, Mommy lui avait permis de remporter le Prix du jury.

«Je vise la Palme d’or, comme tous les réalisateurs. Ce sont les Olympiques du cinéma. Même si je voulais plaire à tous ceux qui trouvent que c’est ambitieux de vouloir gagner la Palme, je ne pourrais pas dire que l’important c’est de participer. Parce qu’on représente une équipe, une ville, une province, sa famille, ses amis, on a envie de leur faire honneur», avait-il confié.

Dorval: « son plus grand film »

Pour le soutenir à Cannes, Dolan pourrait compter sur la présence de son actrice fétiche et amie, Anne Dorval. Celle-ci a révélé au Journal qu’elle fera probablement le voyage, à la demande de Xavier, qui voulait l’avoir près de lui.

Anne Dorval fait partie des rares chanceux qui ont déjà pu voir Juste la fin du monde, qui est une adaptation d’une pièce de théâtre du dramaturge français Jean-Luc Lagarce. Elle est catégorique. Juste la fin du monde est «le plus grand film de Xavier».

«J’ai été complètement bouleversée. Pour moi, c’est presque impossible que ce film soit mal reçu», lance la comédienne.

«C’est une pièce que je connais très bien pour l’avoir jouée. Mais Xavier lui a insufflé quelque chose de tellement personnel. Il est parti d’une pièce de théâtre et en a fait son objet à lui tout en respectant la langue de cet auteur. C’était un énorme défi d’adapter cette pièce et il l’a fait avec grandeur et poésie. C’est aussi fort, sinon plus, que Mommy

Les autres

Un peu plus loin sur la Croisette, la Quinzaine des réalisateurs offrira sa vitrine à deux films mettant en valeur deux de nos plus exceptionnels talents. Après avoir été finaliste aux Oscars avec Rebelle, en 2013, le cinéaste Kim Nguyen fera sa première présence à Cannes avec son nouveau film tourné dans le Grand Nord, Two Lovers and a Bear, qui met en vedette Tatiana Maslany et Dane DeHaan.

La Quinzaine permettra aussi à la jeune Sophie Nélisse, 16 ans, de découvrir Cannes. La prometteuse comédienne québécoise est à l’affiche de Mean Dreams, du réalisateur canadien Nathan Morlando.

Du côté de la Semaine de la critique, le réalisateur François Jaros viendra montrer Oh What a Wonderful Feeling, un court métrage dont la tête d’affiche est la jeune comédienne Karelle Tremblay, qui devrait se rendre à Cannes.

Enfin, treize ans après avoir gagné un prix d’interprétation pour Les invasions barbares, Marie-Josée Croze complétera la délégation québécoise à titre de membre des jurys de la Palme d’or du court métrage et de la Cinéfondation.

Les longs métrages québécois à Cannes depuis les années 2000

Compétition
  • 2003: Les invasions barbares, de Denys Arcand (prix scénario et prix d’interprétation féminine à Marie-Josée Croze)
  • 2014: Mommy, de Xavier Dolan (prix du jury)
  • 2016: Juste la fin du monde, de Xavier Dolan
Un certain regard
  • 2010: Les amours imaginaires, de Xavier Dolan (prix Regards Jeunes)
  • 2012: Laurence Anyways, de Xavier Dolan (prix d’interprétation à Suzanne Clément)
  • 2013: Sarah préfère la course, de Chloé Robichaud
Hors compétition
  • 2000: Stardom, de Denys Arcand
  • 2007: L’âge des ténèbres, de Denys Arcand
Quinzaine des réalisateurs
  • 2000: Les fantômes des trois Madeleine, de Guylaine Dionne
  • 2003: La grande séduction, de Jean-François Pouliot
  • 2006: Congorama, de Philippe Falardeau
  • 2009: J’ai tué ma mère, de Xavier Dolan (prix Art Cinema, prix SACD, prix Regards Jeunes), Polytechnique, de Denis Villeneuve, Carcasses, de Denis Côté
  • 2014: Tu dors Nicole, de Stéphane Lafleur
  • 2016: Two Lovers and a Bear, de Kim Nguyen
Semaine de la critique
  • 2001: La femme qui boit, de Bernard Émond
  • 2002: Les fils de Marie, de Carole Laure
  • 2003: 20h17, rue Darling, de Bernard Émond
  • 2004: CQ2, de Carole Laure (Grand rail d’or)
  • 2013: Le démantèlement, de Sébastien Pilote
Le Déclin de l’empire américain
30 ans plus tard

Il y a 30 ans, le film Le Déclin de l’empire américain faisait sensation à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes et amorçait ainsi une formidable carrière­­ internationale qui allait permettre­­ au cinéaste Denys Arcand d’obtenir sa première nomination aux Oscars, quelques mois plus tard. Le réputé réalisateur québécois a accepté de revenir sur ce succès que personne n’avait vu venir.

De son propre aveu, Denys Arcand a débarqué­­ sur la Croisette sans grande attente­­ en mai 1986. Son film Le Déclin de l’empire américain avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs (une section parallèle­­ du festival cannois) à défaut d’avoir été retenu en compétition offi­cielle. En général, les films projetés à la Quinzaine n’obtiennent pas autant d’attention­­ que ceux présentés en sélection officielle.

Photo d'archives
Denys Arcand, Dominique Michel, Yves Jacques, Dorothée Berryman, Pierre Curzi

«Personne n’attendait mon film, se souvient Denys Arcand, rencontré plus tôt cette­­ semaine à l’occasion d’une soirée-hommage à l’auteur Réal La Rochelle.

«Ça faisait un certain temps que je n’avais pas fait de film et les acteurs du Déclin étaient pour la plupart inconnus à l’époque, à part Dominique Michel. J’ai donc eu toute une surprise quand je suis arrivé à la première du film à Cannes. Il y avait tellement de monde à l’entrée de la salle qui essayait de rentrer ou d’avoir des billets que je n’arrivais­­ même pas à m’approcher de l’entrée­­. C’était plein. Pierre Henri Deleau, qui dirigeait la Quinzaine à l’époque, m’a vu et a envoyé des gardiens de sécurité­­ pour me chercher parce que je n’arrivais pas à me faufiler à travers­­ la foule.»

La projection du film aussi a été magique : «On a eu une ovation qui a duré 20 minutes. On ne savait plus où se mettre tellement c’était long. On était assis au balcon. On a tous été pris par surprise. C’est très bizarre, le succès. C’est à la fois magique et mystérieux. On ne sait pas pourquoi.»

Photo d'archives
Rémy Girard, Daniel Brière, Pierre Curzi et Yves Jacques

absent pour son prix

La belle aventure cannoise du Déclin de l’empire américain ne s’est pas terminée là. Une semaine plus tard, Denys Arcand se préparait à aller assister à un match de tennis­­ (une de ses passions) à Roland-Garros­­ quand il a reçu un coup de fil du producteur­­ René Malo dans sa chambre d’hôtel, à Paris.

«René me lance comme ça : on a gagné un prix (de la critique internationale). Je pensais que c’était une blague! À ce moment-là, je ne pensais plus à Cannes, j’avais la tête au tennis.»

Le Déclin de l’empire américain ne semblait­­ pourtant pas prédestiné à connaître un succès à Cannes. Le producteur Roger Frappier (qui a coproduit le film avec René­­ Malo) rapporte que le délégué général­­ du Festival de Cannes à l’époque, Gilles Jacob, n’avait pas du tout été convaincu par le film en le voyant la première fois.

«On avait organisé une projection à Paris­­ avant le festival et ç’a été une catastrophe, relate Roger Frappier.

«Les gens étaient gênés de nous parler après tellement ils n’avaient pas aimé le film. Gilles Jacob nous a donné huit pages de notes dans lesquelles il démontait le film. Il suggérait qu’on change certains trucs. Je l’ai dit à Denys et il m’a répondu: c’est le film que j’ai fait et je ne changerais rien. Je vais vivre et mourir avec. On était tous d’accord­­ là-dessus et on n’a rien changé.»

Photo d'archives
Louise Portal et Gabriel Arcand

un billet pour la compétition

Tout porte à croire que Gilles Jacob s’en est voulu par la suite.

«Tout de suite après Cannes, cette année-là, il m’avait envoyé un mot pour me dire: je prends le prochain film, tel qu’il soit. Pour Jésus de Montréal, trois ans plus tard, j’avais donc mon ticket pour la compétition officielle, se rappelle Arcand.

«Cannes peut parfois être cruel pour un cinéaste­­, mais personnellement, toutes mes expériences à Cannes ont toujours été très le fun. Jésus de Montréal avait été énorme aussi, tout comme Les Invasions barbares.»

Photo d'archives
geneviève rioux et pierre curzi

Il se réjouit d’ailleurs de voir un autre cinéaste­­ québécois, Xavier Dolan, connaître du succès à Cannes.

«Cannes est un festival de cinéastes. Il y a des cinéastes qui sont abonnés, comme les frères Dardenne, Jim Jarmusch ou Bruno Dumont. Xavier fait maintenant partie de ce cercle restreint et c’est formidable pour lui. Ce qui est exceptionnel, c’est que ça lui arrive­­ si jeune. Mais il a beaucoup de talent et d’énergie, alors il y a plus de gloire qui vient avec cela. Et c’est très bien comme cela.»

Le Festival de Cannes
en chiffres

Entre les nombreuses vedettes ayant annoncé leur présence au Festival, les flashs des photographes, les conférences de presse, les yachts de luxe, les soirées bien arrosées et les bijoux sertis de pierres précieuses, Cannes sera le centre de la planète cinéma.

21 films sont en compétition officielle cette année. De plus, quatre longs métrages seront projetés hors compétition. Il s’agit de Les bons gars de Shane Black, Money Monster de Jodie Foster, Gok Sung de NA Hong-Jin et de Le bon gros géant de Steven Spielberg.

60

en mètres, la longueur du tapis rouge devant le Palais des festivals. Il est changé de deux à trois fois par jour afin de ne pas abîmer les tenues des vedettes, ce qui signifie que plus de deux kilomètres de tapis rouge sont déroulés pendant 10 jours.

80 ans

C’est l’âge de Donald Sutherland, le plus vieux membre du jury de la compétition officielle du Festival cette année. L’acteur canadien n’en est pas à sa première montée des marches, de 1968 à 1989, sept films dans lesquels il a joué ont été présentés sur la Croisette.

3

Trois réalisatrices sont en compétition cette année. Ce sont Andrea Arnold pour American Honey, Nicole Garcia pour Mal de pierres et Maren Ade pour Toni Erdmann. Par contre, dans toute l’histoire du Festival, seule une femme a remporté la Palme d’or, il s’agit de Jane Campion pour La leçon de piano.

20

en millions d’euros (soit 35 M$), le budget du Festival.

3

La durée qu’il faut aux artisans du joaillier Chopard pour fabriquer la Palme d’or est de trois mois. La récompense est en or 18 carats et en cristal de roche.

500

le nombre approximatif de caméras de sécurité installées dans des endroits stratégiques.

1

Le nombre de longs métrages ayant, dans toute l’histoire du festival, remporté à la fois la Palme d’or et l’Oscar du meilleur film. Il s’agit de Marty… en 1955!

230 000

personnes sont à Cannes pendant le Festival. La population locale hors de cette manifestation culturelle? 73 000 habitants!

52 000 $

selon plusieurs sources, c’est le prix d’une nuit dans la suite Penthouse Majestic de l’hôtel Majestic de Cannes pendant le Festival.

0

le nombre d’égoportraits autorisés par l’organisation du Festival de Cannes l’an dernier, lors de la montée des marches. Mais bon nombre de vedettes n’ont pas suivi cette directive!