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GLAM
ou
NATUREL
?
Photo Courtoisie
Même si elle avoue aimer la mode, la star admet que le glam ne fait pas partie de sa vie de tous les jours.
une pro
du talon

Habituée à être sous les projecteurs avec robe, coiffure, maquillage et talons hauts, Marie-Mai est toutefois loin d’être une fashionista dans sa vie de tous les jours. Le Journal a parlé avec la rockeuse de ses deux personnalités bien distinctes: la Marie-Mai glam et la Marie-Mai au naturel.

Découverte par le grand public au cours de la première édition de Star Académie, en 2003, Marie-Mai a rapidement dû apprendre les rouages du métier et de la mode, en participant à cette populaire émission.

«Ç’a été une bonne école, car on n’avait pas le choix. Il fallait mettre des talons quand on allait faire les galas du dimanche, se souvient-elle. J’avais 18 ans et je me demandais ce que c’était, des talons. Julie (Snyder) nous disait qu’on marchait comme des canards!»

Aujourd’hui, les talons hauts sont une deuxième nature pour Marie-Mai. «J’ai vraiment vu la transition se faire dans les dernières années. Quand j’ai commencé à travailler avec mon styliste, Patrick Vimbor, il voulait toujours m’en faire porter. J’avais peur et je me disais que j’allais tomber en prestation. Maintenant, il me mettrait n’importe quels talons et je pourrais faire n’importe quoi. Je suis vraiment une pro du talon!»

Changer de peau

Quand on demande à Marie-Mai si elle aime la mode, sa réponse est positive. «Je suis une fille! dit-elle en riant. J’aime ça m’habiller pour des événements. Ça fait partie de mon travail. Je trouve ça le fun d’avoir la liberté de changer de peau si ça me tente, d’aller dans un certain style et d’être spontanée là-dedans.»

«Pour moi, la mode est comme un accessoire qui va avec ce que je fais. Je ne veux pas que ça prenne toute la place. Je ne voudrais pas que les gens parlent de mon style avant ma musique. Mais pour moi, ça va avec. On peut développer des visuels pour mes vidéoclips et pour la scène.»

Fil Conducteur

Que pense-t-elle des shootings photo? «J’adore ça! Parce qu’on développe le visuel, un univers. Quand j’écris une chanson, je vois tout ce qu’il y a autour. Je vois le visuel photo, le vidéoclip, comment je veux le rendre sur scène. Pour moi, c’est un tout et c’est important que ce soit cohérent, qu’il y ait un fil conducteur entre l’écriture de la chanson et le produit fini sur scène.»

Et les tapis rouges? «J’aime ça, mais c’est laborieux. J’ai un peu un déficit d’attention et passer d’une entrevue à l’autre, avec du monde partout, je trouve ça un peu chaotique. C’est un travail. Souvent, après les tapis rouges, je suis épuisée. Ce n’est pas ce que je préfère.»

Marchandise sur mesure

S’intéressant à l’aspect visuel de son métier, Marie-Mai s’est impliquée plus que jamais dans la création d’objets autour de son nouveau spectacle au St-Denis. «C’est la première fois que j’ai le temps de m’impliquer dans toutes les étapes, dit-elle. Habituellement, je déléguais. Mais là, je voulais que la marchandise que l’on a conçue fonctionne avec l’univers que j’avais en tête.»

Les spectateurs qui iront la voir dans le temps des Fêtes pourront ainsi se procurer une foule d’articles allant des t-shirts aux coussins, en passant par les crayons et même les boules de Noël.

«Je trouvais que c’était l’occasion idéale pour commencer un peu à mettre le pied dans l’univers de la mode, dit Marie-Mai. C’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, mais je n’ai jamais eu le temps. J’essaie de voir si c’est une passion qui mériterait d’être développée. Créer la collection Marie-Mai? Pourquoi pas!»

photos LE JOURNAL DE MONTRÉAL, CHANTAL POIRIER
Marie-Mai s’est impliquée dans toutes les étapes de conception de son nouveau spectacle.
MARIE-MAI
EN RAFALE

La journée de congé idéale pour toi ?

«La plus simple possible. Passer une journée avec mon chum, aller faire de la randonnée en montagne, revenir regarder une série, écouter de la musique, jaser. Au quotidien, c’est pas mal ça. Je ne fais pas de grandes activités.»

«À la limite, faire le silence, ça fait partie des choses que j’aime. Je l’ai fait pendant 24 h la semaine dernière, car je voulais préserver ma voix pour les nombreuses répétitions que je devais faire. Ça va peut-être surprendre les gens qui pensent que je suis tellement énergique. Mais ce sont des moments que j’adore. Je suis constamment dans ma bulle. Et mon chum est rendu bon pour lire sur mes lèvres. Pour lui, que je sois silencieuse, j’ai l’impression qu’il ne voit même pas la différence!»

Tes séries télé préférées du moment ?

«Je suis rendue au troisième épisode d’American Horror Story, avec Lady Gaga. Elle est tellement bonne! C’est rare que je regarde des trucs glauques et gore, mais c’est super bien fait. Sinon, j’ai regardé la série sur Pablo Escobar, Narcos. Aussi vraiment bon! Et quand je suis toute seule chez moi, je regarde Grey’s Anatomy. Ça va de gauche à droite, mes choix. Scandal aussi, j’aime ça.»

Tes récents coups de cœur musicaux ?

«J’aime beaucoup le chanteur country Chris Stapleton. Il a fait la chanson Tennessee Whiskey avec Justin Timberlake, au CMA Awards. C’est vraiment l’une des performances les plus intenses que j’ai vues. Musicalement, c’est fou. J’aime aussi beaucoup Needtobreathe, qui est plus rock. J’aime la nouvelle toune de Coldplay et celle de Drake, Hotline Bling. Major Lazer, leur album est débile. Et The Weeknd, la chanson The Hills est malade mental. C’est tout un performeur. J’aime son esthétique et ses vidéoclips sont complètement fous. En plus, mon chum a vraiment tripé là-dessus, alors qu’il n’aime habituellement pas le R&B hip hop.»

Sans maquillage
et en « mou »
Photo Courtoisie
La chanteuse (au centre) et son équipe ont répété pendant des jours pour se préparer à la première du spectacle, le 17 décembre.

Un constat qui frappe lorsque l’on rencontre Marie-Mai loin des caméras: la rockeuse privilégie les jeans et les espadrilles. Le maquillage est loin d’être une priorité.

«Le glam ne fait pas partie de ma vie de tous les jours, admet-elle. Il y a des gens qui sont des fashionistas tous les jours, qui aiment avoir des looks particuliers et des cheveux parfaits. Ce n’est pas quelque chose de vraiment important pour moi. Je pense que c’est le voyage (aux États-Unis) qui a un peu changé ma perspective de tout ça.»

«Avant, j’étais peut-être plus coquette, ajoute-t-elle. Je portais un peu plus d’attention là-dessus. Mais je me suis rendu compte qu’on était tellement bien quand on n’est pas maquillée et qu’on est dans du «mou»! C’est plus près de ma personnalité.»

«Je pense que c’est important d’être glam quand il le faut. Quand je suis sur une scène et que je fais une prestation, j’ai le goût d’aller jusqu’au bout. Mais on est deux personnes, la Marie-Mai des tapis rouges et des prestations et celle que je suis chez moi, quand je fais mon épicerie.»

« C’est moi »

La chanteuse ne va pas jusqu’à dire qu’elle joue un personnage lorsqu’elle est sur scène. «Je ne suis pas une comédienne. Sur les tapis rouges et en show, c’est moi, magnifiée.»

Marie-Mai constate que la trentaine lui a fait accepter ses défauts. «Avant, quand je sortais faire des courses, je mettais mon petit cache-cernes. Maintenant, je me dis que finalement, je suis comme tout le monde. J’ai 31 ans, je me sens bien dans ma peau. Je me sens femme. Je me sens bien avec mes défauts, mes qualités. Je ne sens pas que j’ai de quoi à cacher.»