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Les étoiles montantes
féminines

La relève féminine à Hollywood est assurée. Toutes en lice pour un Oscar, Alicia Vikander, Saoirse Ronan et Brie Larson forment une nouvelle vague de jeunes actrices prêtes à prendre d’assaut le grand écran, comme l’ont fait Jennifer Lawrence et Emma Stone­­ au cours des dernières années.

Elles sont jeunes – les trois sont dans la vingtaine –, talentueuses et jolies. Et leur popularité a explosé en 2015 grâce à des rôles marquants.

La plus visible a de loin été Alicia Vikander­­, une actrice d’origine suédoise de 27 ans, conjointe de l’acteur Michael Fassbender, lui aussi en lice pour un Oscar. On l’a vue dans pas moins de sept longs métrages parus en 2015.

Du lot, deux films lui ont permis de confirmer son statut de vedette internationale. Sa performance dans Ex Machina, sous les traits d’Ava, un robot doté d’une intelligence artifi­cielle, a attiré l’attention sur elle au début­­ de l’année et lui a ­valu plusieurs ­récompenses dans des galas de remise de prix.

Mais c’est son interprétation touchante de Gerda Wegener, dans The Danish Girl, qui lui a donné son passeport pour le tapis rouge des Oscars, avec une ­nomination dans la catégorie Meilleure actrice dans un second rôle. On lui ­accorde même de bonnes chances de repartir avec la statuette dorée.

«J’ai pleuré après son audition», a confié le réalisateur de The Danish Girl, Tom Hooper.

Brie Larson

En lice pour l’Oscar de la meilleure actrice pour le film Room, Brie Larson est pour sa part la favorite des parieurs. Âgée de 26 ans, cette Californienne aux racines canadiennes-françaises est bouleversante dans le rôle d’une maman séquestrée avec son fils dans une remise.

À l’instar d’Alicia Vikander, Larson a profité de sa présence dans un film ­oscarisable pour se faire un nom à ­Hollywood. Auparavant, elle avait joué dans des productions indépendantes et obtenu quelques seconds rôles dans des films comme Don Jon et 21 Jump Street.

«Pour Room, c’est la première fois que j’ai autant de temps pour me préparer. Huit mois, c’était du luxe pour créer un personnage à partir de rien», a-t-elle confié au Journal l’automne dernier.

Saoirse Ronan

Contrairement à Vikander et Larson, et bien qu’elle soit la plus jeune du trio à 21 ans, la star du film Brooklyn, Saoirse Ronan, avait déjà obtenu des rôles et des nominations importants avant de se retrouver au rang des finalistes pour l’Oscar de la meilleure actrice. Pas une habituée, mais presque.

Elle n’avait que treize ans quand elle a été nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Atonement (Expiation). Par la suite, l’actrice new-yorkaise a été ­choisie pour jouer dans Lovely Bones, Hanna et The Grand Budapest Hotel.

Son interprétation d’une jeune ­Irlandaise qui quitte son pays pour s’installer à New York, dans les années 1950, marquera un tournant dans sa carrière vers des rôles de femme plus mûre, croit Ronan.

«J’ai joué un enfant quand j’en étais un. À 21 ans, je suis prête à passer à une autre étape», dit-elle.

L’année DiCaprio?

Souvent ignoré ou même boudé par les membres de l’Académie des Oscars dans le passé, Leonardo DiCaprio devrait pouvoir se reprendre cette année et remporter (finalement !) le premier Oscar de sa carrière pour sa performance intense dans le film Le Revenant­­. Est-ce enfin l’année DiCaprio ?

Il a été nommé aux Oscars à quatre reprises dans le passé, mais tout porte à croire que la cinquième fois sera la bonne. Tant du côté des experts que des sites de paris, on lui prédit le prix du meilleur acteur de façon quasi unanime – même s’il fait face à d’autres solides candidats comme Michael Fassbender (Steve Jobs) et Eddie Redmayne (Danish Girl).

Autres indices: son interprétation d’un trappeur laissé pour mort par ses compagnons dans Le Revenant lui a déjà permis de mettre la main sur le Golden ­Globe, le SAG Awards (prix de la guilde des acteurs) et un Bafta Awards (les Oscars britanniques). Bref, l’Oscar du meilleur acteur semble n’être qu’une simple ­formalité.

Pour certains, les membres de l’Académie des Oscars sont prêts à remettre le prix à DiCaprio pour deux raisons: d’abord, parce qu’il le mérite, mais aussi parce qu’ils voudront certainement se racheter pour les fois où, dans le passé, ils ont levé le nez sur ­certaines de ses performances.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs fans de «Leo» ont d’ailleurs lancé des mouvements pour que leur acteur préféré (maintenant âgé de 41 ans) mette enfin la main sur un Oscar. Un jeu vidéo dans lequel un personnage DiCaprio court sur un tapis rouge pour tenter d’attraper un Oscar a même été mis en ligne récemment.

Injustice ?

DiCaprio n’a pas eu de chance avec ses nominations aux Oscars au fil de ses 25 années de carrière. La première fois qu’il est nommé (pour Gilbert Grape en 1994), il n’a que 19 ans et les académiciens lui préfèrent Tommy Lee Jones (pour Le Fugitif).

Neuf ans plus tard, en 2005, «Leo» décroche sa deuxième nomination aux Oscars pour sa performance mémorable dans L’aviateur, de Martin Scorsese. Mais ­cette fois, c’est Jamie Foxx qui lui vole la vedette pour son interprétation de Ray Charles dans Ray.

À deux autres reprises au cours des dix dernières années, Di­Caprio est nommé pour l’Oscar du meilleur acteur: en 2007 pour Blood Diamond et en 2014 pour Le loup de Wall Street. En 2007, le prix est remis à Forest Whitaker (pour Le dernier roi d’Écosse) tandis qu’il y a deux ans, c’est Matthew McConaughey qui met la main sur la précieuse ­statuette pour sa performance dans Dallas Buyers Club, du Québécois Jean-Marc Vallée.

Les académiciens en doivent aussi une à Leonardo DiCaprio pour l’avoir totalement ignoré l’année de Titanic. En 1998, le film de James Cameron avait remporté 11 Oscars. Kate Winslet avait été nommée pour le prix de la meilleure actrice, mais DiCaprio avait été boudé dans la catégorie du meilleur acteur.

«Leo» a aussi été totalement ignoré par les Oscars pour plusieurs de ses meilleures performances, notamment dans Les noces rebelles (2009), J. Edgar (2012) et Les infiltrés (2007).

Dur à dire si DiCaprio a réellement été victime d’injustice de la part de l’Académie des Oscars au cours des 25 dernières années. Mais si injustice il y a eu, tout porte à croire qu’elle sera réparée demain soir, sur la scène du Dolby Theatre de Hollywood.

Des acteurs de couleur

On a beaucoup parlé de l’absence d’acteurs et actrices de couleurs parmi les 20 finalistes pour les prix d’interprétation aux Oscars cette année. Plusieurs ­comédiens d’origines diverses auraient pourtant pu être considérés. En voici trois:

Will Smith
Commotion

En se glissant dans la peau du médecin qui a fait éclater le scandale des commotions cérébrales au football, le populaire acteur croyait bien avoir joué le rôle qui allait lui permettre d’obtenir la troisième nomination de sa ­carrière. Mais il a finalement été ignoré par l’Académie.

Benicio Del Toro
Sicario

De l’avis général, la performance de Benicio Del Toro est l’un des principaux points forts du thriller Sicario, du Québécois Denis Villeneuve. À l’annonce des nominations, Villeneuve s’était d’ailleurs dit déçu que Del Toro n’obtienne pas de nomination.

 

Michael B. Jordan
Creed

Les retrouvailles de Sylvester Stallone avec le personnage de Rocky Balboa lui ont permis d’obtenir une nomination pour l’Oscar du meilleur ­acteur de soutien. Mais le travail du jeune acteur Michael­­ B. Jordan­­, qui joue son protégé dans le film Creed, aurait aussi mérité d’être ­souligné

Le retour de Chris Rock

En pleine controverse sur la blancheur des vingt ­acteurs en lice pour un ­Oscar (#OscarsSoWhite), l’humoriste, acteur et ­producteur noir Chris Rock animera pour la deuxième fois de sa carrière la fête du cinéma. En matière de timing, l’Académie ne ­pouvait faire mieux.

Révélé par Saturday Night ­Live dans les années 1990, Chris Rock est devenu un des humoristes de scène les plus appréciés aux États-Unis. Il a animé les Oscars pour la ­première fois en 2005. Sa ­performance avait divisé les critiques. Il s’était payé la tête de Jude Law (qui lui en avait tenu rigueur), Nicole Kidman, Michael Moore et Tobey Maguire­­. Qui seront ses têtes de Turc en 2016? Selon un magazine américain, qui a eu accès à un spectacle durant lequel Rock testait des gags en vue des Oscars, le manque de diversité parmi les ­finalistes sera sans ­surprise évoqué dans son monologue, tout comme la sortie de Jennifer ­Lawrence concernant l’équité salariale entre les acteurs et les actrices de ­Hollywood.

Le Québec aux Oscars

Pour la première fois depuis la ­cérémonie de 2009, aucun film ni ­réalisateur québécois n’a obtenu de nomination pour la grande soirée des Oscars. N’empêche, le Québec n’est pas complètement absent de la fête grâce aux nominations obtenues par trois films qui ont fait appel au talent de chez nous.

Sicario

Le cinéaste Denis Villeneuve devra encore attendre avant de recevoir sa première nomination comme réalisateur. Il peut cependant se consoler avec les trois nominations obtenues par son thriller policier (photographie, musique, ­montage ­sonore).

Le Revenant

Grand favori des 88es Oscars, le film de Alejandro González Iñárritu a fait appel à quelques acteurs québécois. Emmanuel Bilodeau, Vincent Leclerc et Alex Bisping ont tous obtenu de petits rôles dans le film.

Brooklyn

Après avoir conduit ­Rebelle, de Kim Nguyen, aux Oscars en 2013, les producteurs montréalais Pierre Even et Marie-Claude Poulin peuvent se réjouir des trois nominations, toutes dans des catégories de pointe (film, actrice, scénario adapté), obtenues par le drame d’époque Brooklyn, dont ils sont des coproducteurs. Une partie du film a été tournée à Montréal, et le directeur photo, Yves Bélanger, est québécois.

catégorie
choix
prédiction
Meilleur film
Brooklyn
Le casse du siècle
Mad Max: La route du chaos
Le pont des espions
Le Revenant
Room
Seul sur Mars
Spotlight: Édition spéciale
Meilleure actrice
Cate Blanchett - Carol
Brie Larson - Room
Jennifer Lawrence - Joy
Saoirse Ronan - Brooklyn
Charlotte Rampling - 45 ans
Meilleur acteur
Bryan Cranston - Trumbo
Matt Damon - Seul sur Mars
Leonardo DiCaprio - Le revenant
Michael Fassbender - Steve Jobs
Eddie Redmayne - The Danish Girl
Meilleure actrice de soutien
Jennifer Jason Leigh - Les 8 enragés
Rooney Mara - Carol
Rachel McAdams - Spotlight: Édition spéciale
Alicia Vikander - The Danish Girl
Kate Winslet - Steve Jobs
Meilleur acteur de soutien
Christian Bale - Le casse du siècle
Tom Hardy - Le Revenant
Mark Ruffalo - Spotlight: Édition spéciale
Mark Rylance - Le pont des espions
Sylvester Stallone - Creed
Meilleur réalisateur
Lenny Abrahamson - Room
Alejandro González Iñárritu - Le Revenant
Tom McCarthy - Spotlight: Édition spéciale
Adam McKay - Le casse du siècle
George Miller - Mad Max: La route du chaos
Meilleur scénario original
Le pont des espions - M. Charman, E. Coen et J. Coen
Ex Machina - A. Garland
Sens dessus dessous - J.Cooley, P.Docter et M.LeFauve
Spotlight: Édition spéciale - T. McCarthy et J.Singer
Straight Outta Compton - A. Berloff, J.Herman, S. Savidge et A.Wenkus
Meilleur scénario adapté
Brooklyn - N. Hornby
Carol - P. Nagy
Le casse du siècle - A. McKay et C. Randolph
Room - E. Donoghue
Seul sur Mars - D.Goddard
Meilleur film d’animation
Anomalisa
Boy and the World
Sens dessus dessous
Shaun le mouton: Le film
Souvenirs de Marnie

La 88e cérémonie en 8 chiffres

RELAXNEWS | Les cinéphiles de ce monde auront les yeux rivés sur leurs écrans demain soir pour regarder la 88e cérémonie des Oscars. Voici quelques chiffres sur le gala, qui sera animé pour une ­deuxième fois par Chris Rock.

275 000 $

Le montant des cadeaux offerts aux nommés dans les catégories acteur, actrice et réalisateur. Dans ce «panier garni» d’une valeur de 275 000 $, les heureux élus ont notamment trouvé un voyage en 1re classe de dix jours en Israël, un autre de deux semaines au Japon, un an de location de voiture Audi, des produits de beauté, des séances de coaching, des soins au laser, de la vodka, des M&M’s personnalisés et même un sex-toy.

39

Le nombre d’années séparant les deux nominations de Sylvester Stallone pour le même rôle, celui de Rocky Balboa. En 1977, l’acteur est cité pour la première fois de sa carrière pour son célèbre personnage de boxeur. Reparti bredouille, il pourrait se rattraper demain soir, car il est nommé pour son second rôle dans Creed: L’Héritage de Rocky Balboa, face à Christian Bale, Tom Hardy, Mark Ruffalo et Mark Rylance.

12 NOMINATIONS

Le film d’Alejandro González Iñárritu, The Revenant, a un total de 12 nominations. Cité dans trois catégories reines (film, réalisateur et acteur), l’épopée menée par Leonardo DiCaprio n’est pas parvenue à surpasser le record des quatorze nominations décrochées par Titanic et Eve, le classique de Joseph L. Mankiewicz sorti en 1950.

40

En choisissant Mustang pour représenter les chances tricolores aux ­Oscars, la France a décroché sa 40e nomination au meilleur film en langue ­étrangère, un record pour ce prix.

6291

Le nombre de membres de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences possédant le droit de vote aux Oscars cette année, contre 230 lors de la création de la ­cérémonie en 1927. Selon une étude ­publiée fin 2013 par le Los Angeles Times, ces représentants, tous liés à l’industrie du ­cinéma, ont en moyenne 62 ans, 77 % sont des hommes et 93 % sont blancs. Des statistiques qui ne sont pas étrangères à la polémique qui ­secoue actuellement l’organisation pour son manque de diversité.

81

Le nombre de pays qui ont soumis un long métrage pour la catégorie meilleur film en langue étrangère.

50

Le nombre de nominations obtenues par le musicien John Williams. C’est le record pour une personne toujours vivante. Depuis sa première citation en 1968, le compositeur attitré de Steven Spielberg a remporté cinq Oscars pour sa musique sur Un violon sur le toit, Les Dents de la mer, Star Wars, E.T. et La Liste de Schindler. ­Demain, l’Américain pourrait décrocher une sixième statue dorée grâce à son ­travail sur Star Wars: Le Réveil de la force.

30

Le nombre de nominations cumulées par les films Star Wars. Avec les cinq ­citations du dernier volet Le Réveil de la force, la saga intergalactique égale la trilogie de Peter Jackson Le Seigneur des anneaux. Cette dernière remporte cependant la bataille avec 17 Oscars gagnés, notamment grâce à son troisième volet Le Retour du roi et ses onze statuettes. Les six films de George Lucas ont quant à eux remporté dix Oscars, dont sept uniquement avec son premier épisode Un nouvel espoir.