/misc
Navigation

Phillipe Bond

Joueur de tours

Vous voulez jouer un tour à Philippe Bond? Pensez-y deux fois avant de mettre votre plan à exécution. Car selon toute vraisemblance, il vous le rendra au centuple. Vous croyez que nous exagérons? Attendez d’entendre ses meilleurs coups pendables en détail. Vous réaliserez combien graviter dans son orbite demande du courage. En effet, ses amis risquent de devenir ses nouvelles victimes à tout moment. Une source constante de stress que plusieurs peineraient à gérer correctement. Heureusement pour tout ce beau monde, la nouvelle émission du comique devrait avoir assouvi son désir de piéger quiconque... Du moins pour quelque temps.

Aux commandes des 400 coups, la nouvelle caméra cachée de TVA, Philippe Bond aide divers artistes à attraper non seulement leurs amis parmi les célébrités, mais aussi des gens du public. Après avoir passé des années à piéger ses proches pour le plaisir, le populaire humoriste peut maintenant pratiquer son hobby de façon professionnelle… avec un budget variant de 50 000 $ à 100 000 $ par mission.

«Les gens de TVA m’ont dit: “Est-ce que ça te tenterait de faire des coups dans une émission? On va tout payer!” J’étais comme un fou dans une poche. C’est comme si tu disais à un p’tit gars qui joue au hockey: “Ça te tente-tu d’aller t’entraîner avec le Canadien au Centre Bell ce soir?” Bien sûr que oui!», raconte Philippe Bond avec enthousiasme­­.

En secret

Les tournages des 400 coups ont débuté en novembre dans le plus grand secret­­, histoire d’éviter de susciter des soupçons dans le milieu artistique. Dans les belles années de Surprise sur prise, les stars étaient constamment sur leur garde, craignant d’être victime des tractations de Marcel Béliveau.

De son propre aveu, Philippe Bond a eu beaucoup de difficulté à garder le silence, d’autant plus qu’il allait animer sa propre émission à TVA à une heure de grande écoute, le genre de nouvelle que tout être normalement constitué voudrait crier sur tous les toits.

«Quand j’arrivais chez moi le soir, pis que mes parents m’appelaient pour me demander ce que j’avais fait cette journée-là, je répondais: “Pas grand-chose­­.” C’était dur. Mais je comprenais pourquoi on m’avait dit qu’il ne fallait en parler à personne. Parce qu’aujourd’hui, avec Facebook et Twitter, il suffit d’une fuite et c’est fini.»

D’après un concept de Nathalie Laberge­­ (Occupation double), Jean-Marc Létourneau­­ (Dieu merci!) et Isabelle­­ Robert (Surprise sur prise), la première saison des 400 coups comptera 10 émissions pour un total de 40 missions. Sachant combien d’effort, d’énergie et d’argent exige chacune d’elles, Philippe Bond admet être particulièrement nerveux­­ au moment de livrer la marchandise­­.

«Quand le coup commence, ton taux d’adrénaline est dans le tapis! Tu ne veux tellement pas te planter et gâcher toute la patente!»

Bourreau de travail

Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour Philippe Bond, qui menait trois projets de front: les tournages des 400 coups, ses spectacles partout au Québec et son émission de radio avec François Morency, Anaïs Favron, François Pérusse et Martin Lemay. Bien que son contrat avec NRJ prenne fin en juin, le bourreau de travail prétend n’avoir pris aucune décision quant à son retour en ondes en septembre.

«Je suis tellement dans le jus, dit-il. Je n’ai pas eu le temps d’y penser.»

Autre mise au point: son départ de V en novembre dernier. Une défection pour TVA qui – selon certaines rumeurs – aurait fait grincer des dents son ancien employeur. Cinq mois plus tard, Philippe Bond affirme être en bons termes avec la chaîne sur laquelle il présentait le «dating show» Allume-moi. L’offre de TVA était tout simplement trop bonne pour la laisser passer.

«Je n’avais pas de contrat avec V, précise le principal intéressé. Parce que j’avais des offres ailleurs, je leur avais déjà demandé s’ils voulaient signer un contrat d’exclusivité. Ils m’avaient répondu non. Quand TVA m’a proposé Les 400 coups, la deuxième saison d’Allume-moi était tournée depuis longtemps. J’étais assis chez nous… sans savoir s’il allait y avoir une troisième saison. Le choix était évident…»

«C’est sûr qu’en me voyant partir pour TVA, les boss de V n’allaient pas mettre des chapeaux de fête et sabrer le champagne. Mais je suis travailleur autonome. Je suis pigiste… Quand les gens se font sacrer dehors, on n’en entend jamais parler après, mais quand tu fais le choix d’aller ailleurs, c’est la grosse affaire.»

Les 400 coups. Les lundis soir à 20 h à TVA. À compter du 6 avril.

Ses
meilleurs
coups
photo courtoisie, tva

Philippe Bond a plus d’un tour dans son sac. Son entourage en sait quelque chose. Voici quelques-uns des meilleurs canulars du stand-up comique, réalisés loin des caméras de télévision.

En classe

«J’ai commencé à jouer des tours au primaire. C’était des mauvais coups à petite échelle avec mon ami Stéphane. Notre professeur faisait des conjonctivites à répétition et plusieurs fois par jour, il sortait aller se mettre des gouttes dans la salle de bain au deuxième étage. Quand il partait, on allait chercher les décorations, qui étaient rangées dans des boîtes dans un local proche de notre classe. Il y avait des tonnes de boîtes pour chaque fête: la Saint-Valentin, l’Halloween, Pâques, Noël... Et chaque semaine, on transformait la classe en 10 minutes. En juin, on pouvait décorer le sapin, accrocher des guirlandes au plafond, mettre des faux sur son bureau… Au début, quand il revenait, il disait: “C’est quoi le problème?” Mais vers la fin, il savait qui était responsable. Il entrait dans la classe, pis il criait: “Philippe et Stéphane, dehors!”»

Au hockey

«J’ai joué au hockey toute ma vie. Les hôtels, quand on jouait des tournois, c’était parfait. Je descendais au rez-de-chaussée. J’allais voir la réception, pis je demandais où était la chambre de mon coach. Je demandais ensuite ses clés pour pouvoir aller lui porter quelque chose. Quand j’étais dans sa chambre, j’enduisais le combiné de téléphone de crème à barbe. Notre gros fun, c’était ensuite d’appeler notre coach. Quand il décrochait, on entendait: “Voyons, colisse?!” C’était tellement enfantin, mais ça nous faisait rire pendant des heures!»

Au bureau

«En 2010, mon patron à NRJ n’arrêtait pas de m’appeler durant mes vacances au Mexique pour me dire: “Rapporte-moi un souvenir. Rapporte-moi un souvenir!” Il remplissait ma boîte vocale avec ses messages. Donc quand je suis revenu, je suis passé par une pépinière, j’ai acheté 50 poches de sables, pis j’ai rempli son bureau avec! Quand il a ouvert la porte le lundi, il n’en revenait pas. La vidéo est devenue tellement virale qu’après, il m’a encouragé à continuer.»

La colère de Louis-José Houde

Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier
Louis-José Houde

«Je faisais la première partie de Louis-José Houde durant sa tournée Suivre la parade. Un soir, on était à Sherbrooke. Avec les techniciens, on s’est commandé du Saint-Hubert dans les loges pendant le spectacle. En arrivant, le livreur nous a dit que sa femme et lui étaient des fans de Louis-José. Je lui ai dit: “Monsieur, vous pouvez aller lui dire. Il est en train de donner un show.” Eh bien, avec son sac de livraison, il est sorti des coulisses, s’est avancé sur scène devant 1500 personnes, pis il a dit: “Excuse-moi… J’ai livré du Saint-Hubert à ta gang. Je voulais juste te dire que ma femme pis moi, on t’aime ben gros.” Il a lâché ça devant tout le monde, pis il est ressorti! Nous, on pensait que ça allait être drôle, que Louis-José allait rire, mais ça a créé un froid monumental dans la salle. Louis-José a figé, pis quand il est sorti de scène à l’entracte, il n’était pas très content…»

«Un an plus tard, quand j’ai lancé mon premier one-man-show, j’étais en rodage à St-Adèle dans une petite salle au Bourbon. Un moment donné, je fais un gag qui marche habituellement bien, mais cette fois-là, soudainement, c’était le délire: tout le monde rit et applaudit. Je viens pour dire: “Come on! Ce n’est pas si drôle que ça…” Mais juste avant, je regarde derrière moi, pis je vois Louis-José habillé en livreur du Saint-Hubert! Il était venu me livrer six filets de poulet sur scène! Ce n’était pas aussi chien, mais ça m’a quand même fait réaliser: “Fuck man! Tu es tellement rancunier!” Après, Louis-José m’a avoué qu’il avait hâte que je lance mon show juste pour se venger!»

Petite vengeance

«J’ai tellement fait de coups à mes chums… Mes amis d’enfance savent jusqu’où je peux aller, surtout si c’est toi qui commences. Une fois, un de mes chums est venu chez nous en douce pour tout dérégler mes appareils: mon four micro-ondes, ma télévision, mon horloge… Tout était tout croche. Par orgueil, j’étais en tab… Je devais prendre ma revanche! Dans ce temps-là, mon chum était en coloc avec sa sœur à Laval. Ils habitaient près d’un rond-point avec un beau parc en avant. Un jour, j’ai appelé sa sœur pour lui dire: “Je vais avoir besoin des clés de Simon. Il a oublié son stock de hockey dans mon auto. Je vais devoir aller lui porter.” Je me suis pointé chez eux avec un ami, pis ensemble, on a sorti tous ses meubles dehors: le lit, les commodes, la table, les chaises, le frigidaire, la laveuse-sécheuse… On a refait son appartement au complet dans le rond-point en avant. Après, on s’est assis à table, pis on a commencé à jouer aux cartes. En fin de journée, les gens qui rentraient de travailler nous regardaient de travers en passant! Quand mon chum est arrivé, il a fait: “Ben voyons donc!” Il hurlait! C’était tellement drôle! On a pris huit millions de photos durant la soirée. Les voisins sont même venus nous rejoindre!»

En voiture

«Un de mes chums s’endort partout. À 20 ans, quand on sortait pis qu’on revenait chez nous en auto, il dormait tout le temps. Un soir, on est allé dans un quartier similaire au sien, pis on s’est stationné devant une maison qui ressemblait à chez eux. Il devait être 3 h du matin. Quand il est sorti du char, à moitié endormi, on est parti. Pour vrai, il devait être à environ une demi-heure à pied de chez eux. Gros max. Le lendemain, il nous a appelés pour nous dire: “Man, je suis arrivé à 9 h 15 chez nous!” Il était parti dans le mauvais sens!»

Tout sur Les 400 coups

Ce printemps, Philippe Bond fera Les 400 coups avec un artiste différent chaque semaine à TVA. Ensemble, ils devront réaliser quatre missions. Dans les trois premières, pendant que Bond dirige les opérations à distance, la star invitée devra tromper tour à tour un proche, une personnalité du milieu artistique et des gens du public. Dans la dernière mission, ils piégeront une célébrité en tandem.

Les complices

Charles Lafortune
Patricia Paquin
Mélanie Maynard
Anne Casabonne
Jean-François Mercier
Ariane Moffatt
Mario Pelchat
Mario Tessier
Jean-Michel Anctil
François Bellefeuille…

Les victimes

Patrice Bélanger
Isabelle Racicot
Stéphane Fallu
Marie-Claude Barrette
Josée Boudreault
Marie-Pierre Arthur
Marie-Pier Morin
André Robitaille
Dominic Paquet
Phil Roy...
10
émissions de 60 minutes
50
Plus de 50 jours de tournage dans 40 lieux différents
15
caméras différentes… toutes cachées (C300, C500, FS7, A7S GoPro, F55)
Une équipe de
40
personnes pour chaque tour
15
micros sans fil
30
walkies-talkies
15
km de filage
6
salles de montage