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Fonds d'investissements

C'était pour le ministre Arcand

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Pour éviter que Pierre Arcand soit en conflit d'intérêts, Jean Charest a amoindri les obstacles aux affaires des ministres avec le gouvernement.

Ministre des Relations internationales, M. Arcand détient un important bloc d'actions d'une entreprise d'affichage naturellement attirée par les contrats gouvernementaux.

Auparavant, son entreprise n'aurait pu faire des affaires avec le gouvernement ou son ministère. Désormais, il le pourra, en vertu des règles modifiées en mars par Jean Charest.

L'information, rendue publique hier, a révolté les partis d'opposition et a mis le feu aux poudres à l'Assemblée nationale.

La chef du PQ, Pauline Marois, a rappelé que tous les grands journaux du Québec lançaient un appel à la probité, à l'éthique et à la morale politique.

« Que le premier ministres revienne sur sa décision et retire les nouvelles règles. Tout le monde le demande », a-t-elle lancé.

Particulièrement inspiré, le député adéquiste de Shefford, François Bonnar­del, a dit que l'attitude des libéraux faisait mal paraître tous les politiciens.

Tort aux parlementaires

« Par son action, le premier ministre est en train de discréditer toute la classe politique, est-il conscient du tort qu'il fait à tous les parlementaires? » a demandé, en vain, le député Bonnardel.

Jean Charest a répondu à peu de questions sur ce sujet, hier, comme c'est son habitude, laissant plutôt le leader parlementaire Jacques Dupuis de donner la réplique aux péquistes et aux libéraux.

Il a répété que le gouvernement présentera un projet de loi qui ordonnera la nomination d'un commissaire à l'éthi­que, la mise en œuvre d'un code de déontologie. Cela était au programme du PLQ en 2003, il y a six ans. Jeudi, M. Charest a dit qu'il voulait aller « le plus vite possible ».

Excès de partisanerie

Plus tôt en journée, il a dit qu'il fallait « faire la part des choses entre des attaques et des excès de partisanerie politique comme je vois chez Pauline Marois et la réalité. »

Quant à ce qui se passe avec les Fonds régionaux d'Investissement Québec, Jean Charest reste optimiste.

« Chaque cas est un cas particulier. Investissement Québec donnera l'information complète, alors ça permettra de remettre les choses en perspective. Tout ce qui a été fait l'a été en fonction de règles qui sont établies, déjà connues et qui sont des règles conformes à ce que nous avions prévues dans le fonctionnement des fonds FIER », a-t-il dit.

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