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Starbucks rencontre ses employés

Simon Gosselin est le porte-parole des employés qui tentent de se syndiquer.
© Annie T Roussel Simon Gosselin est le porte-parole des employés qui tentent de se syndiquer.

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En rencontrant, vendredi soir, ses employés du Starbucks du 1200, avenue Germain-des-Prés, la direction de la multinationale a peut être réussi à freiner les ardeurs syndicales de certains travailleurs.

« Ils ont qualifié les Industrial Workers of the World (IWW) d'anarchistes et de communistes. Ils nous ont aussi fait du chantage sentimental en disant que Starbucks était une grande famille et qu'on n'avait pas besoin de syndicat », a décrit Simon Gosselin, porte-parole du regroupement et étudiant en relations industrielles à l'Université Laval.

Depuis quelques semaines, ce dernier est à la tête d'un mouvement qui vise à obtenir une accréditation syndicale pour les 15 employés du Starbucks situé dans le secteur de Sainte-Foy. En début de semaine, le jeune homme avait précisé que neuf employés ont signé la demande d'accréditation.

Selon M. Gosselin, la direction de Starbucks - qui a dépêché un de ses hauts dirigeants de Montréal pour la réunion - aurait tenu des « promesses vagues » et promis de répondre à la principale revendication des employés, tous étudiants. Ces derniers désirent pouvoir travailler moins de 24 heures par semaine. Une autre rencontre avec la direction est prévue, lundi, pour détailler le contenu de ces offres.

« Je sens que certains se sont laissés séduire par ce discours, a ajouté Simon Gosselin. D'autres craignent de se faire taxer d'extrémistes. C'est triste que ceci soit le fruit d'arguments infondés et irréels.»

Vendredi soir, le Journal n'a pas pu joindre les responsables du Starbucks concerné. Plus tôt en semaine, la multinationale avait assuré être « (fière) du caractère ouvert et direct des relations que nous entretenons avec nos partenaires, car elles nous ont permis de collaborer et de résoudre des problèmes reliés au milieu de travail. En même temps, nous respectons leur liberté de choix et nous nous conformons aux lois et règlements du travail, y compris ceux destinés à organiser les activités. »

La rencontre devant la Commission des relations du travail, durant laquelle la question de l'accréditation syndicale doit être examinée, aura lieu le 14 août.

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