/homepage
Navigation
Délit de fuite mortel

«Il pourrait être récompensé pour son crime»

Coup d'oeil sur cet article

«Guillaume Camiré pourrait être récompensé par la justice québécoise pour le crime qu'il a commis».

Voilà une autre crainte qui affecte énormément Jocelyn Saint-Hilaire à l'aube du 10 septembre (voir autre texte), lui qui a remis au Journal une lettre écrite de la main de son avocat, Me Marc Bellemarre, à destination du Procureur de la Couronne, Me Christian Trudel.

«Personne ne sera surpris d'entendre Guillaume Camiré dire qu'il vit l'enfer psychologique, qu'il a consulté et qu'il a des remords, est-il indiqué.

«Au sens de la Loi sur l'assurance-automobile (LRQ c-34), il demeure admissible à des prestations de revenus jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de 68 ans, tant que l'incapacité perdurera. Il peut réclamer le remboursement des médicaments et des frais de thérapie, même des frais de déplacement pour s'y rendre. S'il est porteur de séquelles permanentes au plan psychique, la SAAQ lui versera quelque 2 000 $ pour chaque pourcentage d'incapacité», prétend l'avocat.

Voilà des phrases qui donnent des boutons à la famille Saint-Hilaire. « Et nous là-dedans qui subissons des souffrances chaque jour depuis la mort de notre fils? Nous n'avons droit à rien. Il faut absolument que la société québécoise se rende compte que nos criminels de la route sont récompensés», s'indigne M. Saint-Hilaire.

«On veut qu'un juge l'empêche de toucher ces compensations. Ce serait un autre couteau au coeur que Camiré nous donnerait», ajoute Monique Côté.

Commentaires