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La génération internet

Exit les « hard news »

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Les born digital, qui s'informent de plus en plus sur Internet, délaissent les hard news (politique, économie.) au profit des « sujets ludiques et pratiques ».

C'est l'une des principales conclusions d'une vaste enquête du Centre d'études sur les médias (CEM) réalisée auprès de 500 Québécois francophones au début de 2009. « Ce qui attire les jeunes sur Web, ce sont plutôt les sujets comme les voyages, les disques, les spectacles, la mode, les vedettes, le cinéma ou l'automobile. Ils délaissent les hard news qui sont souvent publiées dans les premières pages des journaux. Outre le changement de moyens avec le passage marqué vers le Web, on remarque aussi un changement de comportement », commente Daniel Giroux, secrétaire général du CEM.

D'après lui, l'intérêt marqué pour la campagne puis pour l'élection présidentielle américaine de 2008 était davantage lié à la personnalité de Barack Obama qu'à un soudain appétit pour la politique. « Obama a intéressé les jeunes, car il incarne la mondialisation, un sujet qui les passionne », croit M. Giroux.

Selon ce dernier, les digital natives (natifs numériques) « ne sentent pas le besoin de rester en contact quotidien avec l'information. En plus, les sujets qui les intéressent le plus, comme l'environnement, ne sont pas ceux qui font la manchette des journaux ».

Selon la même étude, les jeunes s'informent principalement à la télévision (30 minutes par jour) et sur Internet (21 minutes et 30 secondes quotidiennement). « La télévision demeure le moyen le plus utilisé pour s'informer. Mais la portion consacrée au Web augmente à chaque sondage », soutient M. Giroux.

Reprenant des chiffres de NADbank, Daniel Giroux rappelle qu'en 2001, 50 % des Canadiens de 18 à 24 ans lisaient un journal tous les jours de la semaine. En 2008, ce chiffre est tombé à 40 % dans la même tranche d'âge et à 36 % chez les 25 à 34 ans.

« Il y a une baisse du lectorat dans l'ensemble de la population canadienne, mais c'est encore plus marqué chez les jeunes », conclut-il.

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