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Procès de Cathy Gauthier

Les trois enfants sont morts intoxiqués

Cathie Gauthier est accusée du meurtre de ses trois enfants.
© Collaboration spéciale Cathie Gauthier est accusée du meurtre de ses trois enfants.

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Les trois enfants de Cathie Gauthier sont morts par intoxication alors que son conjoint est décédé d'une plaie tranchante au poignet, combinée à une faiblesse au cœur.

Ce sont les conclusions du médecin Caroline Tanguay, pathologiste judiciaire, qui a témoigné hier matin, à la demande de la Couronne. Selon l'experte, les enfants sont morts après avoir avalé des Gravol et de l'Oxazepam (antidépresseur). « Ces deux médicaments endorment. L'enfant respire moins et en vient à ne plus respirer », a-t-elle dit. D'après la Dre Tanguay, les enfants ont agonisé et la mort fut lente.

Au moment des autopsies, les trois enfants présentaient un cerveau enflé dû au manque d'oxygène (œdème), de l'écume dans la trachée et les bronches, ainsi que des poumons lourds (présence d'écume).

Quant au père, Marc Laliberté, 46 ans, il présentait une coupure de sept centimètres au poignet gauche. Cette lacération et sa faiblesse au cœur ont provoqué sa mort. Deux des trois artères du coeur étaient bloquées et il avait déjà fait un infarctus auparavant, selon Mme Tanguay. Une quantité d'antidépresseurs retrouvée dans son organisme peut avoir eu un effet contributif au décès, souligne-t-elle.

D'autres médicaments

Les enfants avaient également ingurgité une quantité d'ibuprofène (du genre Advil ou Motrin), selon la chimiste et toxicologue judiciaire Anne-Marie Faucher, qui avait reçu des prélèvements de la pathologiste pour déterminer si les victimes présentaient des substances dans le corps.

Quant à Marc Laliberté, une quantité d'acétaminophène (du genre Tylenol) et un médicament pour diminuer le taux de cholestérol ont également été retrouvés dans son organisme.

Des prélèvements faits à Cathie Gauthier ont révélé la présence d'antidépresseurs et de Propofol (un anesthésique ayant probablement été administré à l'hôpital de Chicoutimi après le drame).

Selon Mme Faucher, il est impossible de savoir exactement quelle quantité de médicaments les Gauthier-Laliberté ont avalé puisque leurs corps en avaient déjà éliminé une partie.

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