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Privatisation partielle d'Hydro-Québec

Parizeau voit trois scénarios

L'ancien chef péquiste évoque des modèles sans préciser celui qu'il privilégierait.
Agence QMI L'ancien chef péquiste évoque des modèles sans préciser celui qu'il privilégierait.

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Dans son livre qui sort aujourd'hui en librairie, l'ex-premier ministre Jacques Parizeau préconise une nouvelle fois la privatisation partielle d'Hydro-Québec et détaille les scénarios d'avenir pour ce « vaisseau amiral de la réussite québécoise ».

« À deux reprises dans le passé, j'ai suggéré qu'Hydro-Québec vende 10 % de ses actions, de façon à ouvrir la porte à une participation financière du public à ce qui est, après tout, son plus bel actif. Dans les deux cas, la réaction fut immédiatement négative. Les gens aiment leur Hydro-Québec comme elle est », écrit M. Parizeau à la page 200 de La souveraineté du Québec : hier, aujourd'hui et demain.

Rappelant l'attachement « d'une foule de Québécois d'un certain âge » à ce « symbole de leur réussite collective », Jacques Parizeau n'hésite cependant pas à détailler trois modèles qui conduiraient tous à la privatisation de la société d'État.

Le premier scénario serait, selon lui, de « mettre sur le marché une partie substantielle du capital-actions, mais qui est appelée à rester minoritaire. Une politique de dividende est établie et l'objectif est de distribuer dans un grand nombre de portefeuilles des actions qui sont un placement de 'bon père de famille' ».

La seconde option consisterait pour Québec à « accepter de ne plus être majoritaire. La gestion de la société (passerait) entre des mains privées, pas forcément québécoises, l'État gardant cependant suffisamment d'actions pour faire sentir sa présence au conseil d'administration », imagine M. Parizeau.

Garder une seule action?

La dernière possibilité, qui va encore plus loin, est directement inspirée de la recette ultra libérale de l'ancienne Dame de fer britannique, Margaret Thatcher. « (Ça) consiste à vendre par étapes toutes les actions sur le marché, l'État ne gardant qu'une seule action dite Golden Share, qui prédomine sur toutes les autres actions pour toutes les décisions prévues par la loi », avance l'ancien PM.

Citant des « membres de l'élite québécoise », Jacques Parizeau retient que « si on augmentait les tarifs au niveau de ceux de l'Ontario, la vente complète d'Hydro-Québec permettrait de rembourser toute la dette du Québec ».

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