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Aide sociale au québec

Les réfugiés gonflent le taux, dit le ministre Sam Hamad

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Montréal accueille chaque année des milliers de réfugiés qui, évidemment, ne trouvent pas un emploi en criant ciseau.

Au dernier décompte, le Québec aura offert de l'aide sociale à 13 629 demandeurs du statut de réfugiés, en 2009, alors qu'il l'avait fait pour 11 905 personnes, l'année précédente.

C'est ce qui gonfle le taux d'assistance de Montréal estime le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad.

« Ça fausse un peu nos données. Sans les demandeurs d'asile, on aurait une baisse du nombre d'assistés sociaux. Mais on doit respecter la Convention de Genève et s'en occuper », dit-il.

Avant qu'Ottawa ne décide de leur sort, le Québec doit les soutenir en leur versant des prestations d'aide sociale. Seulement 52 800 immigrants sont ici depuis plus de trois ans, les autres sont de nouveaux arrivants (10 500 environ) auxquels s'ajoutent les demandeurs d'asile.

Sans ce dernier groupe, soutient M. Hamad, le Québec continuerait de faire beaucoup mieux qu'ailleurs en matière de pauvreté comme en toute autre chose. L'Organisation mondiale du travail le citerait en exemple.

Quand on lui fait remarquer que les cohortes restent importantes, le ministre réplique que ça va nettement plus mal en Alberta, où le nombre d'assistés sociaux aurait bondi de 21 % tandis qu'en Ontario, on en compterait maintenant au moins un million. Deux fois plus qu'au Québec. « Dans le temps du PQ, il y en avait 800 000 », rappelle le ministre.

« Action déficiente »

La porte-parole du PQ en matière de lutte à la pauvreté, Monique Richard, affirme que, malgré ses effets positifs, l'action du gouvernement libéral est déficiente. Les gens sont de plus en plus nombreux aux banques alimentaires. Les logements abordables se font plus rares et les prestations ne couvrent plus les besoins essentiels.

Autre défaut du système actuel, malgré le grand nombre d'organismes communautaires, la pauvreté ne recule pas. « Il n'y a pas une séquence continue dans les services. Parfois, un jeune sort d'un centre jeunesse avec un billet d'autobus. Il n'y a personne pour s'en occuper. Il retombe dans la délinquance et la pauvreté », déplore Mme Richard, qui espère un prochain plan de lutte à la pauvreté plus efficace.

À l'ADQ, le député François Bonnardel estime que le gouvernement ne prend pas ses responsabilités à l'égard du décrochage scolaire. « C'est une des causes premières de la pauvreté », dit-il.

M. Bonnardel soutient aussi que le plan Hamad est un « échec » puisqu'il n'a pas réussi à remettre au travail ceux qui n'ont pas d'empêchement à travailler. Et le fait que Montréal soit le refuge du tiers des assistés sociaux est carrément « inacceptable ».

« L'aide sociale ne doit pas être un mode de vie », insiste le député de Shefford.

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