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Agressions

Les victimes ont leur mot à dire

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Même si elles sont humiliées et indignées, les victimes acceptent trop facilement les sentences bonbons prononcées contre leur agresseur, selon Me Marc Bellemare.

« Les victimes ignorent qu'elles ont un rôle à jouer dans notre système de justice, dit-il. Elles ont tendance à penser qu'elles n'ont pas un mot à dire, qu'elles doivent tout accepter, mais ce n'est pas vrai. »

Certaines victimes l'ignorent, mais d'autres se cachent, n'ont pas la force ou le courage de pousser plus loin. D'autres essaient simplement d'oublier.

« Le problème, c'est que c'est bien plus difficile d'oublier ce qui nous est arrivé quand on est aussi victime d'une injustice à la cour», note Me Bellemare.

« Quand j'ai réussi à rejoindre Marcia, j'ai senti son indignation et sa volonté d'obtenir justice. »

Trop souvent mises de côté

Il ne faut toutefois pas attendre que le système nous prenne par la main.

Hier matin, la scène dans le hall d'un hôtel de Montréal parlait d'elle-même : il a fallu que Me Bellemare remette lui-même une copie du jugement à Marcia Langleib afin qu'elle en prenne connaissance, deux mois plus tard. Personne ne lui avait envoyé une copie ni fait aucune autre communication tout au long de la procédure d'appel, alors que cela devrait être fait.

«On n'a pas besoin de changer les lois, elles sont là. Il faut juste s'assurer qu'elles soient appliquées et c'est aussi aux victimes de s'en assurer», note Me Bellemare.

3 Voici pourtant ce que dit l'une des directives du Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec concernant la Cour d'appel : [Avis à la victime] - Le procureur doit s'assurer de transmettre à la victime ou à ses représentants les informations utiles pour les renseigner concernant les dossiers en appel.

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