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Un ex-éducateur a fait d'autres victimes

«C'est un sadique, un malade!»

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John-Anthony O'Reilly a reconnu, jeudi, avoir fait d'autres victimes d'abus physiques et sexuels à l'époque où il était chef éducateur au Mont d'Youville, un centre d'accueil pour enfants qui a fermé ses portes dans les années 90.

L'homme, aujourd'hui âgé de 64 ans, a plaidé coupable à trois nouveaux chefs d'accusation concernant deux nouvelles victimes qui se sont manifestées après avoir vu l'affaire dans les journaux. L'un deux, âgé de 12-13 ans en 1966-1967, était dans l'entourage de l'accusé alors que l'autre garçon de 12 ans était sous son autorité au Mont d'Youville en 1974 à Beauport.

O'Reilly avait déjà reconnu ses crimes aux dépens de trois autres mineurs. Il avait plaidé coupable à des accusations d'attentat à la pudeur, de grossière indécence, de voies de fait et de voies de fait armées (il utilisait une ceinture pour corriger sévèrement l'une des victimes). Hier, il a plaidé coupable à de nouveaux chefs d'attentat à la pudeur, de grossière indécence et de voies de fait.

Les représentations sur la peine, prévues hier, ont été reportées en raison du dépôt des nouvelles accusations. La Couronne a demandé un complément au rapport pré-sentenciel. «On sait maintenant que ces crimes là se sont passés sur deux décennies.

La justice va se donner le temps de regarder les faits en lien avec les accusations pour voir de quel ordre sera la peine à être prononcée», a déclaré Me Carmen Rioux du ministère public. L'homme connaîtra sa sentence dans quelques mois.

Un «sadique» selon une victime

«Il me battait avec la ceinture. Il me la montrait avant, puis, après m'avoir «strapé», il me demandait de l'embrasser sur le bord de la joue...c'est un malade! Le même soir, il est venu me chercher dans mon dortoir et il m'a agressé physiquement, sexuellement, c'est allé jusqu'à la sodomie. C'est une bête...c'est un sadique, un malade!», a déclaré une victime qui a accepté de raconter son calvaire aux médias.

«Moi, ça fait au-dessus de vingt ans que j'attends ça... J'ai fait la première plainte en 1996 mais on n'avait pas pris ça en considération. Par la suite, deux autres personnes se sont ajoutées et on a fait une plainte en 2006», a confié l'homme de 48 ans qui est à l'origine de l'enquête policière. «Je sens une libération mais j'ai encore besoin d'aide. Ça m'a vraiment affecté ces gestes là et j'invite les gens qui ont vécu des choses comme ça de dénoncer ça, même si c'est difficile. Je suis persuadé qu'il y a (peut-être) encore d'autres victimes», a-t-il lancé.

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