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Hommage à Emerson Lake & Palmer

« C'est pas de la guimauve »

L'émule québécois de Keith Emerson en fera voir de toutes les couleurs aux amateurs de rock progressif.
© PHOTO COURTOISIE L'émule québécois de Keith Emerson en fera voir de toutes les couleurs aux amateurs de rock progressif.

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« C'est pas de la guimauve », lance Jean Michon, un musicien de l'Orchestre symphonique de Québec, qui a décidé, avec trois autres musiciens de Québec, de s'attaquer au répertoire hautement complexe de la formation Emerson Lake & Palmer dans un hommage qui sera présenté le vendredi 14 mai, au Cabaret du Capitole de Québec.

Après deux ans de préparation et quelques représentations bien saluées, le quatuor se sent d'attaque pour tenter sa chance sur le marché international avec cette production qui se démarque davantage par sa richesse musicale que par son aspect visuel. « Il existe très peu d'hommages à Emerson Lake & Palmer sur la planète en raison de la complexité de leur musique; personne n'ose vraiment s'y attarder comme nous l'avons fait. C'est la musique la plus difficile à aborder de toute l'histoire du rock », explique Jean Michon qui, pour les fins de cet exercice, troque sa contrebasse de l'OSQ pour une basse électrique.

Comme le personnificateur de Greg Lake ne chante pas, le trio prend la forme d'un quatuor avec l'ajout d'un guitariste-chanteur. « Paul McCartney a recréé la magie des Beatles sur les Plaines en formation de cinq musiciens », explique Jean Michon avec une pointe d'humour.

Avant de viser le vaste répertoire d'ELP, les musiciens de Québec avaient d'abord décidé de s'attaquer à la pièce de résistance Tarkus. Pour ajouter à la difficulté du défi, ils n'ont pas retenu la version enregistrée en studio, mais la version live du mythique album Welcome Back My Friends qui s'étire sur une trentaine de minutes durant la première partie du spectacle intitulé TarkusLive.

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Le spectacle aligne une quinzaine de pièces de résistance, « les meilleures pièces de chaque album », comme Karn Evil 9 de l'album Brain Salad Surgery, et la fameuse Fugue de Trilogy. « Que du progressif dans la capitale du rock progressif », s'exclame le leader de TarkusLive, qui présente le spectacle comme « un véritable voyage dans le temps ».

Un grand souci a été accordé à la reproduction fidèle du son d'origine. « Les partitions musicales étaient souvent incomplètes et truffées d'erreurs; on a donc dû faire beaucoup de repiquage à l'oreille ». Le groupe a bien sûr privilégié les instruments d'époque, comme l'indispensable Hammond C-3, le Minimoog et le colossal Moog modulaire.

Dans l'ensemble, la production est peu théâtrale, exception faite du jeu de l'émule de Keith Emerson, qu'on voit malmener son orgue sans y ajouter toutefois l'original jeu de poignards... La troupe de TarkusLive entend continuer de peaufiner sa production en vue de l'exporter à l'étranger. Elle vise l'Europe et notamment l'Angleterre, mais aussi l'Italie et même le Japon « où ELP a toujours été très populaire ».

Concernant la formation originale, elle est toujours active, mais de façon très sporadique. Un seul concert est annoncé sur leur site; il s'agit d'une participation à un festival en plein air, qui réunira High Voltage et ZZ Top, les 24 et 25 juillet, à Londres.

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