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Chronique

Pour que les filles pensent golf !

? Les jeunes golfeuses Elizabeth Asselin et Josée Doyon bénéficieront de l'aide de Go les filles!, mis sur pied par Renée Houde et sept autres femmes de la région de Québec. Patrick Rhéaume, entraîneur de l'équipe provinciale 14-17, collabor...
© Stevens LeBlanc ? Les jeunes golfeuses Elizabeth Asselin et Josée Doyon bénéficieront de l'aide de Go les filles!, mis sur pied par Renée Houde et sept autres femmes de la région de Québec. Patrick Rhéaume, entraîneur de l'équipe provinciale 14-17, collaborera avec le comité afin d'identifier les golfeuses prometteuses dans les rangs juniors.

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Josée Doyon rêve de faire carrière un jour sur le circuit de la LPGA.

La jeune femme de 17 ans, de Beauceville, a remporté l'an dernier pour une deuxième année consécutive, le titre régional chez les juniors. Elle complète actuellement sa première année au sein du programme sport-études de l'Académie Saint-Louis.

La poursuite de son rêve nécessite toutefois un apport financier d'importance.

Un groupe de golfeuses de la région de Québec se sont réunis, il y a quelques mois, afin de mettre sur pied une structure qui a comme mandat d'aider financièrement les jeunes joueuses et faire, du même coup, la promotion de ce sport.

Doyon, sans trop le savoir, est à l'origine de ce comité qui porte le nom Go les filles!

Renée Houde, l'initiatrice de ce projet, a fait la connaissance de la jeune beauceronne, en 2005, lors d'un camp de golf dans l'état de New York, organisé par l'Académie Fred Colgan.

« Josée avait 12-13 ans. Je l'ai trouvée simple et sympathique. Je suis tombée en amour avec cette jeune fille », a-t-elle raconté, lors d'un entretien.

Marginalité

Josée et son entraîneur Patrick Rhéaume, qui étaient à la recherche de financement l'automne dernier pour sa saison et son site Internet, ont frappé à la porte de Renée Houde, membre au Royal Québec.

« C'est à ce moment que j'ai approché d'autres golfeuses de la région afin de mettre sur pied ce projet. Notre mission première était d'aller chercher 20 000 $ afin de supporter Josée au cours des deux prochaines années. »

L'idée a fait son chemin et Go les filles! s'est donné comme but de soutenir le développement des golfeuses juniors de la région de Québec.

Outre Doyon, Élizabeth Asselin, Océanne Jacques, Naomie Ouellette, et les soeurs Jessica et Catherine Rousseau, ont été ciblées et recevront, au cours des prochains mois, l'appui de Go Les Filles!

« L'idée générale est de permettre à ces filles d'atteindre les plus hauts niveaux et de créer un phénomène d'entraînement chez les jeunes filles. On veut faire disparaître cette impression que ce n'est pas cool de jouer au golf. »

« Les filles qui pratiquent ce sport sont peu nombreuses et isolées. Plusieurs régions n'ont pas été en mesure de s'inscrire à cette discipline, aux Jeux du Québec, par manque de participantes. On veut sortir le golf de la marginalité », a ajouté Johanne Caron, présidente de Go les filles!

Le comité a l'intention d'organiser des levées de fonds et de mettre sur pied des activités afin de supporter les golfeuses juniors de la région.

États-Unis

Ironie du sort, même si elles ne sont pas nombreuses sur les terrains de golf, les jeunes Québécoises sont très recherchées par les universités américaines. Sara-Maude Juneau, de Fossambault-sur-le-Lac, porte les couleurs des Cardinals de Louisville, dans la NCAA, et Anne-Catherine Tanguay, de Québec, s'alignera, à l'automne, avec les Sooners d'Oklahoma.

« Ces deux filles sont, pour moi, une source de motivation. Mes intentions sont d'aller dans une université américaine et je sais que c'est quelque chose qui est accessible », a laissé tomber Josée Doyon.

La jeune beauceronne a commencé à jouer au golf à l'âge de 11 ans. Ce sont ses parents, qui pratiquaient cette activité, qui l'ont intéressée à ce sport.

« Je n'ai pas trop aimé ça, à mes débuts, mais j'ai ensuite eu la piqûre. J'étais une fille qui pratiquait le basket-ball, le badminton et le volley-ball, qui sont des sports où ça bouge beaucoup. Il y avait toute une différence avec le golf », a-t-elle fait savoir.

yves.leclerc@journaldequebec.com

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