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Le « bon samaritain » de Julie Bureau

Jean-Paul Bernard coupable d'extorsion

Jean-Paul Bernard a admis avoir tenté d'extorquer plusieurs milliers de dollars à un fonctionnaire qu'il avait surpris en plein ébats sexuels avec sa «protégée».  Julie Bureau (photo de droite) a été retrouvée par les policiers en 2004 après...
© Les archives Jean-Paul Bernard a admis avoir tenté d'extorquer plusieurs milliers de dollars à un fonctionnaire qu'il avait surpris en plein ébats sexuels avec sa «protégée». Julie Bureau (photo de droite) a été retrouvée par les policiers en 2004 après avoir vécu ses trois années de fugue chez Jean-Paul Bernard.

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Accusé d'extorsion sur un analyste financier du ministère des Finances, Jean-Paul Bernard, 44 ans, de Beauceville, le « bon samaritain » de Julie Bureau, a été reconnu coupable la semaine dernière au palais de justice de Québec.

Le 20 mars 2008, l'analyste financier s'est rendu au domicile de l'accusé et de Julie Bureau, à Beauceville, pour y recevoir un massage « érotique » de la part de la jeune femme aujourd'hui dans la vingtaine. L'analyste et la jeune femme ont été surpris par l'accusé en pleins ébats sexuels.

À partir de ce moment, et pour les semaines qui ont suivi, Jean-Paul Bernard a tenté d'extorquer plusieurs milliers de dollars au fonctionnaire en le menaçant de le dénoncer à son employeur, à sa femme, aux médias et à la police pour pédophilie puisqu'il affirmait que Julie Bureau, alias Cyndi Bella, était mineure.

Effrayé par un message téléphonique reçu à son travail et dans lequel Jean-Paul Bernard fait état de détails concernant sa famille, le plaignant lui offre 13 000 $ à 14 000 $ pour acheter son silence et s'en va vivre à l'hôtel avec sa famille par crainte pour la sécurité de cette dernière.

Après avoir tout avoué à sa conjointe, la victime au dossier a déposé une plainte à la police à la mi-avril 2008.

Témoignage « farfelu et invraisemblable »

Venue témoigner en défense au procès, Julie Bureau a plutôt affirmé que Bernard ne tentait que de ravoir des objets que la victime lui avait dérobés. Elle a aussi soutenu offrir des massages érotiques dans l'espoir de retrouver des personnes qui avaient déjà abusé d'elle alors qu'elle était mineure dans la région de Montréal.

Farfelu et invraisemblable tout ça, a estimé le juge Carol St-Cyr qui, confronté à des versions contradictoires de la Couronne (Me Jean-Simon Larouche) et de Jean-Paul Bernard qui se représentait seul, a choisi de donner foi aux allégations du poursuivant.

En contrepartie, la version du plaignant, appuyée par de la preuve documentaire retrouvée au domicile de Beauceville de l'accusé, a été jugée crédible par le juge St-Cyr.

Les représentations sur la peine se tiendront le 16 juillet.

Fugueuse

En fugue de son domicile de la région de Montréal depuis trois ans, Julie Bureau avait été retrouvée par les policiers le 17 juillet 2004, à l'âge de 17 ans.

En entrevue, dans des conférences de presse et dans un livre qu'elle a rédigé, Julie Bureau a raconté comment elle avait vécu toutes ces années de fuite chez Jean-Paul Bernard qui l'avait pris en charge et en avait eu soin.

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