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Prisonniers décédés

Des «criminels d'habitude»

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Denis Ampleman, 45 ans et Yaovi-Éric Adamson, 20 ans, devaient tous deux revenir en cour mardi prochain, le dernier afin d'y recevoir une sentence pour avoir intimidé un agent de l'Office municipale d'habitation de Québec et l'autre pour y subir une enquête en cautionnement dans une affaire d'introduction par effraction.

Tous deux étaient des habitués du palais de justice et Ampleman, avec ses 41 dossiers criminels depuis 1983, a passé plus de temps au centre de détention de Québec que n'importe où ailleurs.

Criminel d'habitude, il compte de multiples condamnations pour introduction par effraction, menaces, voies de fait, possession d'outils de cambriolage, bris d'engagement et bris de probation.

Presque tous les procureurs de la Couronne ont, un jour où l'autre, vu atterrir un dossier au nom de Denis Ampleman sur leur bureau.

Le 10 mars 2005, Denis Ampleman était arrêté dans une affaire de tentative de meurtre survenu sur la rue des Bouleaux, dans Limoilou. Il avait alors poignardé un «compagnon de brosse». Le 4 juillet 2005, il plaidait coupable devant le juge Pierre L. Rousseau à l'offense incluse de voies de fait avec lésions corporelles et écopait deux ans moins un jour de prison.

Le 25 novembre 2000, il était rapidement repris la police de Québec après avoir commis coup sur coup deux vols qualifiés dans un logement et dans un dépanneur du quartier St-Roch. Pour cela, le juge Bernard Lemieux lui imposait une peine de 33 mois de prison le 8 mai 2001.

Il a été arrêté mardi en compagnie d'un complice alors qu'il tentait de voler des tuyaux de cuivre sur un chantier de construction. Il a comparu mercredi à 14h30, quelques heures avant son décès.

Classé «intérêt gang de rue» par l'Escouade régionale mixte, Yaovi-Éric Adamson était en voie, à 20 ans seulement, de devenir lui aussi un criminel d'habitude puisqu'il cumule pas moins de dix dossiers depuis qu'il a atteint sa majorité le 4 juillet 2008.

Il a amorcé sa «carrière» chez les adultes alors qu'il n'avait 18 ans que depuis trois semaines, le 27 juillet 2008, par des voies de fait sur un agent de la paix, infraction pour laquelle il bénéficiait d'une sentence suspendue et d'une probation de deux ans.

Jusqu'à tout récemment, il cumulait à une cadence étonnante les bris d'engagement et les bris de probation.

Le 28 mai dernier, il écopait 60 jours de prison pour un bris de probation.

Mardi prochain, il devait recevoir sa sentence après avoir plaidé coupable le 9 juillet à cinq chefs d'accusation de bris de probation, à cinq autres de bris d'engagement et à un chef d'avoir intimidé, le 14 avril dernier, un agent de l'Office municipale d'habitation.

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