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Le « bonnet » a fait mal

Gilles Duceppe révèle avoir failli perdre connaissance lors du débat en anglais en 1997, tellement il était dans un grand état de fatigue.
Archives Mathieu Bélanger Gilles Duceppe révèle avoir failli perdre connaissance lors du débat en anglais en 1997, tellement il était dans un grand état de fatigue.

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Dans un livre d'entretiens avec le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et dont le lancement a eu lieu mardi soir, à Montréal, ce dernier revient sur la fameuse « campagne du bonnet » et révèle qu'elle a été l'un des moments les plus difficiles de ses 20 années en politique.

« En plus, tout était mal organisé! » admet M. Duceppe à l'auteur du livre, l'ancien journaliste de La Presse Gilles Toupin, en parlant de sa première campagne électorale à titre de chef du parti, en 1997.

M. Duceppe donne certains détails sur l'épisode de la fromagerie, où on l'aperçoit avec un bonnet, une image qui a fait de lui la tête de Turc des caricaturistes pendant longtemps.

Personne n'a vu venir

Il indique que personne dans son entourage n'avait vu le « ridicule du bonnet » qu'ils étaient obligés de porter en conférence de presse.

La fromagerie dans laquelle il se trouve ne produisait également pas de fromages au lait cru, alors que le Bloc faisait alors campagne en faveur de l'utilisation du lait cru.

M. Duceppe confie aussi combien il a été difficile pour lui de passer au travers de cette campagne, car il se trouvait dans un état « d'extrême fatigue ».

Extrême fatigue

« Je me souviens que lors d'un débat en anglais, mes genoux ont lâché. Je me suis raccroché. Tout est devenu blanc, je ne voyais plus personne. Je me suis donné des coups de pied sur les chevilles pour retrouver la vue alors qu'on me posait une question. Ce n'était pas drôle », déclare-t-il.

Dans l'ouvrage de 224 pages, M. Duceppe se fait toujours l'apôtre de la souveraineté, malgré ses 20 ans à Ottawa au sein du Bloc québécois et la victoire du camp du Non aux référendums de 1980 et de 1995.

Le chef bloquiste soutient même que les raisons de faire l'indépendance du Québec aujourd'hui sont plus nombreuses et plus prononcées. Selon lui, plusieurs ingrédients sont réunis pour permettre une « accélération de l'histoire qui ouvrira la porte toute grande à la souveraineté du Québec ». Et cela sera possible, indique M. Duceppe, lorsque le Parti québécois reprendra le pouvoir.

Le fossé

M. Duceppe mentionne notamment les succès de son parti, majoritaire au Québec, le fossé qui se creuse continuellement, selon lui, entre le Québec et le Canada, les différends qui freinent le développement et cet éloignement de plus en plus marqué, dit-il, entre le gouvernement fédéral et les Québécois.

Le chef bloquiste cible notamment le gouvernement Harper qui est, selon lui, de plus en plus inspiré des valeurs de la droite républicaine, qui constituent autant d'éléments qui « éloignent le Québec du gouvernement fédéral », poursuit-il.

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