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Listes d'attente à l'Institut de cardiologie

Diminution promise, hausse constatée

Diminution promise, hausse constatée
© Archives/ Agence QMI

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MONTRÉAL - Loin d'avoir atteint son objectif de réduire ses listes d'attentes dans un délai de six mois, l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM) note à l'opposé une légère hausse de patients en attente pour une chirurgie.

Au mois de mars, l'ICM promettait de ramener les listes d'attente à un niveau «raisonnable», ce qui selon le Dr Michel Carrier, se traduisait par la volonté de passer de 217 à 120 noms sur celles-ci.

Or, en date du 22 décembre, plus de neuf mois après cette annonce, on compte 225 patients en attente d'une chirurgie cardiaque à l'ICM, où l'on refuse toutefois de dresser un constat d'échec.

Plus de chirurgies

«Cette année, le nombre de chirurgies cardiaques a augmenté de près de 8 %», affirme le Dr Michel Pellerin, chef du département de chirurgie cardiaque de l'ICM, qui fait valoir que 121 opérations de plus ont été effectuées cette année, pour faire passer le total à 1650.

Le Dr Pellerin assure du même souffle que les chirurgies urgentes, qui constituent près des deux tiers des cas, sont traitées dans les délais prescrits «dans 99,9 % des cas».

Affirmant qu'une multitude de facteurs peuvent expliquer le fait que les listes d'attentes n'aient pas été réduites - dont le souhait des malades d'être traités à l'ICM plutôt que dans un autre hôpital -, le Dr Pellerin cible particulièrement le manque d'infirmières, une situation à laquelle on tente actuellement de remédier.

Pas de miracles

«Il n'y a pas de solutions miracles. Nos démarches commencent à rapporter des fruits. Il faut offrir des conditions de travail optimales tout en respectant le cadre normatif national. On tente de les attirer par une bonne ambiance de travail.»

Appeler à commenter la situation, le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, rappelle qu'en général, les services d'oncologie et de cardiologie font généralement bonne figure en ce qui a trait les temps d'attentes.

Ce n'est toutefois pas une raison pour s'asseoir sur ses lauriers, car «plus le temps d'attente allonge, plus il y a de danger que la situation du patient s'aggrave. Il ne faut pas prendre de risque, car un problème cardiaque, ce n'est pas comme un genou ou une cataracte», mentionne M. Brunet, qui rappelle que la détérioration de la situation du patient accroît les efforts de réhabilitation et les sommes dépensées pour les soins.

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