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Opération déneigement

Le déneigement coûte plus cher qu'à Montréal dans certaines villes défusionnées

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MONTREAL - Certaines villes défusionnées affichaient en 2008 un coût de déneigement au kilomètre linéaire plus élevé que Montréal, bien qu'elles soient soumises à des contraintes moins sévères que la métropole.

Les chiffres proviennent d'une étude de l'Agence QMI et de l'économiste Paul Daniel Muller basée sur les informations transmises annuellement à Québec par les villes. À Montréal-Ouest, par exemple, le coût d'enlèvement de la neige par kilomètre de voie était de 36 050 $, en 2008, année de l'étude.

Un chiffre qui n'a pas fait sursauter le maire Beny Masella, pour qui la « vitesse et l'efficacité » du déneigement dans sa ville sont largement supérieures à ce qu'on retrouve dans la grande ville centre de Montréal.

« Trois jours après une grosse tempête, toute la neige est enlevée. On voit la différence quand on traverse n'importe quel arrondissement à Montréal », a-t-il illustré.

Il a souligné que l'opération déneigement se met en branle dès que l'on constate une accumulation au sol. « Nous n'attendons pas qu'il y ait un nombre X de centimètres de neige avant de sortir. »

De son côté, le directeur général de Montréal-Ouest, Stéphane Dulude, a précisé qu'en 2008, la portion de l'enlèvement de la neige attribuée en sous-traitance a exceptionnellement coûté plus cher que prévu en raison de précipitations abondantes.

À Westmount, qui compte 51,8 km de rue et 9,8 km de ruelle, c'est 38 520 $ par kilomètre de voie qui ont été dépensés en 2008, toujours selon les données recueillies par l'auteur de l'étude.

« Je ne suis pas surprise, a commenté Marianne Zalzal, responsable des travaux publics. En raison des rues en pentes, il faut mettre beaucoup de sel afin de s'assurer qu'elles soient accessibles et sécuritaires aux citoyens, aux services d'urgences et aux autobus ».

À Westmount, la facture a totalisé près de 600 000 $ uniquement pour acquérir du sel, beaucoup plus coûteux que les mélanges d'abrasifs. Dans cette ville, on utilise d'ailleurs sel et sable pour l'entretien des trottoirs.

Mme Zalzal a insisté sur le fait que la réalité de Westmount oblige à une certaine vigilance en ce qui a trait au déneigement. « Notre ville compte beaucoup d'écoles privées, ce qui amène beaucoup d'achalandage. À cela s'ajoutent les secteurs commerciaux, ainsi que les zones de parcomètres. »

À l'ouest de l'autoroute Décarie, deux petites villes défusionnées en 2004, Hampstead et Côte-Saint-Luc, ont présenté des coûts de déneigement au kilomètre inférieurs à ceux de Montréal.

Pourtant, leurs rues ne sont pas bien différentes de celles de l'arrondissement montréalais voisin, Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.

Bill Steinberg, le maire de Hampstead, a estimé que l'organisation des activités de déneigement jouait pour beaucoup.

« Les mêmes équipes déneigent toujours les mêmes secteurs, alors elles connaissent bien les lieux et ça va plus vite », a-t-il affirmé.

Il a mentionné aussi les semaines de travail de quatre jours et la motivation de ses troupes pour expliquer l'efficacité du déneigement.

Contrairement à Hampstead, Côte-Saint-Luc doit recourir à des entrepreneurs privés pour déneiger environ 30% de son territoire. Par contre, elle parvient à maintenir des coûts inférieurs à Montréal en soufflant la majorité de la neige sur les terrains plutôt qu'en la chargeant dans des camions, a expliqué Steven Erdelyi, conseiller municipal responsable des travaux publics.

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