/homepage
Navigation
Politique municipale

Le vérificateur général voulait éviter un «lynchage public»

Jacques Bergeron
©Agence QMI/Archives Jacques Bergeron

Coup d'oeil sur cet article

Le vérificateur général de Montréal, Jacques Bergeron, affirme avoir décliné l'invitation de se présenter devant le Conseil municipal, disant y voir «une manœuvre pour un lynchage public».

Dans un communiqué transmis aux médias en fin de journée mercredi, M. Bergeron dit être conscient que son absence a soulevé plusieurs questions.

En guise d'explication, ce dernier affirme être profondément déchiré entre le désir de rétablir les faits afin de défendre sa réputation et celles de ses proches «qui subissent malheureusement les contrecoups des derniers événements» et celui «d'éviter de cautionner de quelque manière que ce soit les gestes illégaux dont la fonction que j'occupe a été la cible depuis maintenant un an».

Se disant disposé à fournir des explications «à une instance neutre et objective qui n'aura d'autres objectifs que de comprendre les faits et d'apprécier la situation dans son ensemble sans que ne soient divulgués les détails des vérifications en cours», le vérificateur général insiste sur le fait que les récriminations à son endroit sont non fondées.

«Elles découlent d'une analyse parcellaire et fragmentée d'une enquête illégale et disproportionnée à un point tel qu'il s'agit manifestement d'une vendetta contre le vérificateur général et contre la fonction que j'occupe.»

M. Bergeron en rajoute par la suite en déclarant que «nous avons devant nous des éléments pris hors contexte, morcelés, recueillis et interprétés de manière à soutenir une conclusion souhaitée», une tactique qu'il associe à un désir de «justifier l'intrusion en cours».

Jacques Bergeron est notamment soupçonné d'avoir octroyé deux contrats municipaux à sa belle-sœur et de fractionnement illégal de contrats.

De leur côté, les enquêteurs de la Ville auraient effectué 69 copies du contenu de la boîte de courriels du vérificateur général, à l'insu de ce dernier.

Commentaires