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Le maire Gérald Tremblay en compagnie de la fille de Jackie Robinson, Sharon, de l'ambassadeur américain, David Jacobson et de la ministre de l'Éducation des Loisirs et des Sports, Line Beauchamp, devant le 8232, avenue de Gaspé.
© Agence QMI Le maire Gérald Tremblay en compagnie de la fille de Jackie Robinson, Sharon, de l'ambassadeur américain, David Jacobson et de la ministre de l'Éducation des Loisirs et des Sports, Line Beauchamp, devant le 8232, avenue de Gaspé.

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MONTRÉAL | Bien qu'elle soit sous nos yeux, l'histoire peut parfois nous échapper. Ce ne sera plus le cas quand on se promènera devant le 8232, avenue de Gaspé, à Montréal. Une plaque commémorative rappellera aux générations futures que l'illustre Jackie Robinson y avait élu domicile alors qu'il portait les couleurs des Royaux de Montréal, en 1946.

Cette initiative du Consulat général des États-Unis à Montréal s'est concrétisée, hier, dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs 2011. Une panoplie de dignitaires étaient présents pour l'occasion, incluant Lee McClenny, consul général des États-Unis, et David Jacobson, ambassadeur des États-Unis au Canada.

Ce dernier était d'ailleurs ravi de se rendre là où tout a commencé pour les joueurs de baseball de couleur.

« C'est excitant d'être ici, où Jackie et Rachel Robinson ont vécu, où Jackie a commencé sa lutte pour abattre les barrières raciales », a déclaré M. Jacobson, qui portait fièrement une casquette des Royaux.

Sa fille sur place

Pour sa part, le baseball majeur avait choisi la personne tout indiquée pour le représenter en la personne de Sharon Robinson, fille de celui qui aura ouvert les portes des grandes ligues aux Noirs.

« Mes parents ont vécu une histoire incroyable à Montréal. C'étaient ses débuts au baseball professionnel et ce fut un refuge après un passage difficile dans le sud des États-Unis. Ils ont été les bienvenus auprès des amateurs et du voisinage. Ils se sont sentis comme à la maison durant cette saison », a souligné Mme Robinson, qui a ajouté que « l'amour et le respect dont a fait preuve la communauté » ont touché le couple de pionniers.

« Quand ils sont arrivés ici, la propriétaire les a invités à prendre le thé », raconte-t-elle. Un geste qui peut paraître banal aujourd'hui, mais qui détonnait avec ce qu'ils avaient connu auparavant au sud de la frontière. Et les Robinson n'en étaient pas à leur dernière surprise, comme le fait remarquer l'ambassadeur McClenny.

« Après avoir remporté le championnat dans le AAA, la foule l'a suivi dans les rues jusqu'à son domicile. La police lui a expliqué que les gens voulaient simplement le remercier. De là vient la célèbre citation qui dit : « Où d'autre en Amérique du Nord qu'à Montréal peut-on voir un Noir être pourchassé par des Blancs non pas pour le lyncher, mais pour lui témoigner leur amour après un exploit sportif? ».

Ne pas oublier pour mieux avancer

Les autorités locales étaient évidemment sur place, à commencer par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, qui a tenu à rendre hommage à M. Robinson.

« C'est une histoire de courage et de dignité humaine. Il faut souligner son immense talent. Et avec détermination, il a décidé de l'exploiter.

Mais il faut aussi témoigner l'ouverture d'esprit des Montréalais, qui l'ont accueilli et applaudi au sein des Royaux de Montréal », a lancé la ministre, qui voit dans cette page d'histoire un exemple à suivre.

Le maire Gérald Tremblay se réjouissait que les plus jeunes bénéficient d'une marque tangible du passage historique de Robinson à Montréal.

« Les enfants, sachez qu'il y a une personne ici qui a façonné votre histoire et qui vous a donné la possibilité d'être ce que nous sommes : un peuple généreux et accueillant. »

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