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Le président veut doubler le chiffre d'affaires d'ici à cinq ans

Laura Secord gourmande

Jean Leclerc veut explorer d'autres avenues pour assurer la croissance de Laura Secord.
© Jean-Francois Desgagnés Jean Leclerc veut explorer d'autres avenues pour assurer la croissance de Laura Secord.

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Le président de Laura Secord, M. Jean Leclerc, veut doubler à 200 millions de dollars le chiffre d'affaires de la chocolaterie canadienne d'ici à cinq ans. De plus, il n'écarte pas l'idée de produire des biscuits concurrents à ceux de Biscuits Leclerc.

M. Leclerc a fait cette déclaration hier, après un discours qu'il a prononcé devant les membres de la Chambre de commerce de Québec.

Ainsi, un an après avoir acquis Laura Secord avec son frère Jacques, il parle déjà d'expansion de cette entreprise qui devrait voir son chiffre d'affaires passer de 100 à 200 millions de dollars.

« On veut faire autre chose que de la confiserie et des produits saisonniers », a dit M. Leclerc. Allez-vous faire des biscuits? : « On verra », a répondu le président de Laura Secord.

Il devra cependant attendre encore trois ans avant de concurrencer les membres de sa famille, puisqu'il doit respecter une entente de non-concurrence signée avec ses frères et sœur lorsqu'il a quitté l'entreprise familiale Biscuits Leclerc, en juillet 2009.

Magasins et collations

Entre-temps, Laura Secord songe à produire des collations chocolatées, des produits prêts à emporter et des grignotines pour accroître son offre. « La confiserie et le chocolat seront toujours notre base, nous sommes un fabricant de chocolat d'abord et on veut tirer profit de cet avantage concurrentiel », a-t-il signalé.

La chaîne vient d'ouvrir un nouveau magasin dans le secteur de Sainte-Foy. Elle procédera aussi à des rénovations dans des commerces existants. « Il faudra augmenter nos ventes dans nos propres magasins, dans les pharmacies, les supermarchés et les grandes surfaces. On augmentera le nombre de magasins et travaillera à forfait pour des multinationales », expose Jean Leclerc.

Or, il n'est pas en mesure de préciser combien de magasins il veut ajouter à l'entreprise. « On est toujours à l'affût des bons endroits. La seule contrainte qu'on a est que notre concept en est un de centre commercial et il ne s'est pas construit de nouveaux centres commerciaux au Canada depuis une dizaine d'années », dit M. Leclerc.

L'entreprise doit explorer d'autres avenues pour assurer la croissance de Laura Secord. L'usine chocolatière de Québec, qui appartient aux deux frères Leclerc et qui alimente Laura Secord, ne produit pas à pleine capacité. Actuellement, 50 personnes y travaillent et une centaine y seront affectées d'ici aux trois prochaines années, selon lui.

Le siège social de Laura Secord est, aux yeux de M. Leclerc, déjà rapatrié à Québec, même si l'entreprise conserve une place d'affaires à Mississauga, où travaillent 25 personnes.

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