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Une vigile à la mémoire de Fredy Villanueva

De nombreuses personnes, dont Lilian Antunes Villanueva, ont posé des chandelles au pied d'un arbre dans le parc Henri-Bourassa, où Fredy Villanueva a perdu la vie.
©Joël Lemay/Agence QMI De nombreuses personnes, dont Lilian Antunes Villanueva, ont posé des chandelles au pied d'un arbre dans le parc Henri-Bourassa, où Fredy Villanueva a perdu la vie.

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Une cinquantaine de personnes se sont réunies au parc Henri-Bourassa pour y tenir une vigile, mercredi soir, afin de souligner le 21e anniversaire de Fredy Villanueva.

Le rassemblement a eu lieu là où le jeune homme est tombé sous les balles d'un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Les chandelles, les ballons et les fleurs déposées par les membres de la famille et les proches étaient loin de suffire à donner une ambiance festive.

En effet, plusieurs avaient le cœur gros et peinaient à refouler leur rage en pensant aux circonstances de la mort de Villanueva. À commencer par la mère de la victime.

«Pour moi c'est difficile, car s'il était vivant, c'est sûr qu'on célèbrerait son anniversaire chez nous», a confié Lilian Antunes Villanueva, néanmoins heureuse de constater que son fils n'a pas été oublié.

«Je suis très contente [qu'il y ait] tous ces gens ici aujourd'hui et je sais que Fredy est dans le cœur de tout le monde. Toutes les personnes qui sont présentes savent que Fredy est mort pour rien. C'était un bon gars, une bonne personne», a fait valoir la dame, la voix étranglée par l'émotion.

S'adressant à la foule, l'un des participants, François Du Canal, a sévèrement critiqué l'agent Jean-Loup Lapointe, qui a abattu Villanueva lors d'une intervention policière, le 8 août 2008.

«En venant ici, je voyais des jeunes jouer au ballon et au hockey et je me disais que c'est [pour ça] qu'un policier [a] sorti son arme ici même et tiré quatre balles. (.) Et pourtant, Jean-Loup Lapointe n'a jamais été accusé et patrouille encore aujourd'hui dans les rues de Montréal avec son gun.»

Lors d'une enquête publique, menée par le coroner André Perreault et dont les conclusions n'ont toujours pas été déposées, une quarantaine de témoins ont été interrogés et contre interrogés par les 13 avocats chargés du dossier.

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