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Chronique

Faire sa vie ailleurs

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Tout quitter. Sa ville, son pays, ses amis, sa famille pour faire sa vie ailleurs. Ça prend du courage et un sens de l'aventure. C'est en même temps euphorisant, excitant, palpitant et épeurant. Mais quels défis et quelles découvertes en perspective!

Plusieurs de nos ancêtres d'ailleurs, pour avoir une vie meilleure et de nouveaux espoirs, n'hésitaient pas à laisser femme et enfants pour aller défricher de nouvelles contrées, y préparer un nid et faire venir ensuite la famille.

Les immigrants

Avons-nous pensé à toute l'inquiétude que tous les immigrants qui débarquent dans un nouveau pays peuvent ressentir!

Ces gens-là abandonnent une grande partie de leur vie, leur famille, leur maison. Ils éprouvent cependant, en même temps, un immense soulagement, la plupart d'entre eux quittant pour fuir un régime politique répressif, la guerre, le manque de travail, la misère, la faim. Ils doivent faire face à de nombreux défis. Le premier et non le moindre étant la langue. Souvent, ils ne parlent ni l'anglais ni le français et il leur faudra rapidement se débrouiller pour communiquer et tenter de s'intégrer.

Cela n'est pas une mince affaire. C'est ce qui explique leur regroupement. C'est une question de sécurité pour eux. Puis, quelques-uns apprennent, communiquent aux autres et, tout doucement, le phénomène de l'intégration prend forme.

Les Snowbirds

Savez-vous que la même chose se produit en Floride avec les chanceux Snowbirds du Québec qui ont choisi de vivre leurs hivers de retraités sous des cieux cléments, doux et chauds. Eh bien, la plupart d'entre eux se regroupent. Qu'ils soient de Montréal, de Québec, de Chicoutimi ou d'un autre endroit, ils aiment se retrouver, se donner des informations. Ils se sentent eux aussi en sécurité, et en français. Ils deviennent en quelque sorte des émigrants à temps partiel!

Les autres...

Et il y a tous les autres qui partent de chez eux pour s'épanouir au loin. Certains y bâtissent leur avenir, d'autres y refont leur vie sur de nouvelles bases.

Certains individus ont besoin d'un ailleurs. C'est une sorte d'appel. Une envie de découvrir de nouveaux horizons, d'apprendre d'autres mœurs et aussi de se mesurer à l'inconnu.

Il y a ceux qui partent, répondant à une demande d'emploi sur le plan international, qui veulent profiter pour quelques années d'une expérience professionnelle et humaine, mais qui reviennent.

Il y en a d'autres qui prennent définitivement racine parce qu'ils finissent par épouser totalement leur nouvelle terre. Ils y découvrent l'amour et fondent une famille loin de chez eux. C'est un choix. De nouvelles branches se forment ainsi.

Nous rêvons tous de partir, mais n'avons pas toujours le cran de le faire. Surtout lorsque rien ne nous y oblige, sinon le désir d'expérimenter. Ceux qui ont cette audace y mettent un certain prix. Les premières années d'un immigrant ne sont guère faciles, que ce soit par nécessité ou par simple choix.

CITATION:

Certains individus ont besoin d'un ailleurs. C'est une sorte d'appel.

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