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Les souvenirs d'été

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Tout récemment, j'échangeais avec une de mes connaissances. Une femme charmante et attachante qui me parlait de ses étés lorsqu'elle était enfant. « Pour moi l'été, de me dire Mary-Lee, c'est ma grand-mère. Ma famille vivait en Abitibi et tous les ans, mon frère et moi allions passer nos grandes vacances à Montréal chez ma grand-mère. Je ne peux oublier ces merveilleux moments. Elle nous attendait avec impatience et nous, nous savions qu'on allait être gâtés à souhait. C'était magique et tellement réconfortant. »

Les jours heureux

Je me suis mise à penser à mes vacances d'été que je passais à la campagne chez ma tante. Pour moi, c'était merveilleux car mes parents, citadins jusqu'au bout des ongles, ne prisaient pas vraiment les champs et les grandes étendues. Mais moi, je m'y évadais de façon exquise. Et comme c'était à Montfermeil, dans la banlieue campagnarde de Paris où Victor Hugo a mis en scène sa Cosette des Misérables, je laissais galoper mon imagination et m'inventais mille scénarios.

Mais la campagne c'était surtout pour moi, fille unique, retrouver mes cousines, mon cousin. Que d'heures heureuses avons-nous connues! Que de confidences nous sommes-nous faites! Tout cela est relié à l'été et c'est toujours présent dans ma mémoire. Des souvenirs impérissables.

Pour d'autres, les vacances d'été, c'était partir pour deux mois au chalet avec la famille, le père rejoignant la nichée pour les week-ends. Une de mes amies me racontait que c'est là qu'elle a connu sa première histoire d'amour qui a duré quatre étés. Inutile de dire que les retrouvailles estivales étaient des plus attendues.

Une nouvelle approche

Aujourd'hui, je suis grand-maman et consciente qu'il faut que je tisse à mon tour des liens avec mes petits-enfants. Il est certain que la société dans laquelle nous évoluons actuellement est différente de celle qui fait partie de mon enfance.

L'accès des femmes au travail a véritablement changé le cours des choses. Les grands-parents ne sont plus les mêmes grands-parents qu'autrefois. S'ils ont le même âge qu'avaient les nôtres, ils sont plus jeunes d'esprit et veulent goûter des plaisirs qu'ils ont dû mettre de côté parce qu'ils élevaient leurs enfants tout en travaillant. Une vie véritablement différente. Ils ne « gardent » plus leurs petits-enfants au sens pur d'autrefois. Ils font plutôt mille et une activités avec eux mais de manière ponctuelle. Ce sont des rendez-vous créés et qui sont attendus de part et d'autre.

L'essentiel est de ne jamais perdre le contact et d'essayer d'offrir à nos enfants et nos petits-enfants des moments heureux qui feront partie de leurs souvenirs.

L'été approche et ce sera le temps des vacances. Le temps de décompresser pour tous, grands et petits, et de profiter de ces périodes bénies qui vont s'inscrire dans la mémoire de tous.

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