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Chronique

La bleusaille du NPD

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Deux mois après leur élection, les députés néo-démocrates de la région de Québec ressemblent encore à des louveteaux à la recherche de leur chef de meute.

On apprenait cette semaine dans un reportage que 19 des 59 nouveaux députés orange n'ont pas de local permanent ou de téléphone dans leur bureau de comté.

Depuis le 2 mai, les députés NPD du Québec ont eu sûrement le temps de se remettre de la surprise d'avoir été élus à la Chambre des Communes. Ils ont connu effectivement une immersion totale en politique fédérale avec un marathon de fin de session et un congrès à Vancouver, mais cela ne peut tout justifier.

Sauvés par Hamad

Cette semaine nous avons eu droit à une rencontre entre le caucus des libéraux provinciaux et la bleusaille néo-démocrate. Excellente initiative qui peut faciliter l'échange d'informations entre les élus à Québec et Ottawa. Les nouveaux élus se sont mis à bredouiller sur le dossier de la Davie, cherchant désespérément à réconcilier la position de leur parti au national avec la défense des intérêts de la région.

Durant la campagne électorale, Jack Layton a établi clairement qu'il était contre tout délai supplémentaire dans l'appel d'offres pour la construction de navires.

Pressé des questions, Annick Papillon et son groupe ont affirmé qu'ils devaient développer une position commune, car leur tête n'est pas faite sur un sujet d'une actualité brûlante.

Posant comme un vétéran qui en vu d'autres, le ministre responsable de la région, Sam Hamad, les a tirés d'un mauvais pas.

Cafouillage royal

L'épisode de la visite royale de dimanche dernier et de la place du NPD est loufoque. Admettons que le maire Régis Labeaume n'aime pas être contrarié et devient facilement cassant. Admettons que la mairie semble avoir des problèmes avec les représentants fédéraux, qu'il suffise de rappeler les échanges aigres-doux avec Josée Verner, Maxime Bernier et les « grands talents » qui ont refusé d'investir dans le projet d'amphithéâtre.

La visite de Kate et du prince William à Québec est prévue depuis des mois. Les médias qui couvraient l'événement ont demandé leur accréditation depuis des semaines. On ne peut plaider l'effet-surprise.

À la mairie, on soutient que les députés de « Jack » ont demandé vendredi dernier, deux jours avant la visite, de faire partie du parterre de dignitaires devant l'hôtel de ville. Le nombre de places était limité à 120, et il fallait accommoder, le gouvernement du Québec, les conseillers municipaux, le clergé, les militaires... Incidemment, le général Dallaire était l'invité du 22e Régiment et non de la Ville.

Le 3 juillet marque l'anniversaire de la Ville qui organise la cérémonie. Dans l'entourage du maire on se disait que les fédéraux avaient eu droit à la visite royale le 1er juillet à Ottawa ou pouvait se rabattre sur l'événement de la rive-sud organisé par Steven Blaney. À quelques heures de la visite, jouant les matamores, Thomas Mulcair est intervenu pour mettre de la pression et trouver des sièges VIP à sa troupe.

Les élus du NPD ont quatre ans pour faire leurs preuves mais il y a bien d'autres priorités que de « crasher » un party.

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