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les francs-tireurs

Zoom sur la société

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Quatorze ans et 350 émissions plus tard, le mandat des « francs-tireurs » Richard Martineau et Patrick Lagacé n’a pas changé d’un iota. Les populaires animateurs analysent, traitent et critiquent différents phénomènes de société.

Le concept de l’émission revient à Laurent Saulnier, Benoît Dutrizac et Richard Martineau. « Ils étaient copains et travaillaient à Voir tous les trois. Ils avaient présenté ce concept à Coscient (l’ancêtre de Zone 3).

Mario Clément travaillait chez Coscient et, quand il est arrivé à la direction des programmes de Télé-Québec, il s’est montré intéressé à présenter Les francs-tireurs à Télé-Québec », rappelle le producteur de l’émission Jean-Pierre Paiement, de chez Zone 3.

Ce dernier et Martineau sont d’ailleurs les deux seuls membres de l’équipe originale de la série.

Le trio Saulnier-Dutrizac-Martineau a animé l’émission durant trois saisons. Puis Saulnier a quitté. Le duo Martineau et Dutrizac a poursuivi pour quatre saisons et, il y a sept ans, Patrick Lagacé a remplacé Dutrizac auprès de Martineau.

Les moments marquants

Plusieurs grands moments ont marqué l’histoire des Francs-tireurs. Pour le producteur, le coming out de Daniel Pinard, l’entrevue de Claude Robinson, le documentaire Manon, qui a découlé des Francs-tireurs, en sont quelques-uns.

Par ailleurs, le reportage qui a reçu le plus de visites sur le site Web de l’émission est celui traitant des veuves de la chasse en Abitibi.

Toutefois, selon M. Paiement, le champion des reportages sur YouTube est celui de Richard Martineau qui se fait passer pour un vendeur de drogue et qui demande à un agent de l’impôt comment faire sa déclaration de revenus.

Richard Martineau

Le pionnier de la série Richard Martineau a quelques bons moments en sa mémoire également.

« J’ai rencontré mon idole, l’ex-policier Frank Serpico, qui a dénoncé la corruption qui régnait dans la police de New York au début des années 70 et qui vit maintenant caché dans un petit village de l’État de New York. Al Pacino a déjà joué son rôle au cinéma », raconte Martineau.

L’animateur rappelle son entrevue avec Fanny Ardant − froide au départ, mais qui a finalement joué le jeu −, l’aveu de Michel Barrette sur le suicide, les premiers tournages de l’émission dans des motels « miteux » et sa descente dans les hécatombes de Paris − lui qui est claustrophobe − sont de grands souvenirs de la série.

Patrick Lagacé

Patrick Lagacé conserve plusieurs bons moments depuis son arrivée aux Francs-tireurs. Au chapitre de ses reportages, il se souviendra de celui qu’il avait fait sur les « conspirationnistes », ces gens qui croient aux théories du complot (notamment concernant les événements du 11 septembre 2011).

Du côté des entrevues, il rappelle ses entretiens avec Roy Dupuis, Stéphan Bureau, Suzanne Lévesque, Michelle Courchesne (à l’époque ministre de l’Éducation), Justin Trudeau et Éric Salvail.

« Ce ne sont pas des gens que je connaissais. Je n’ai pas vraiment d’amis dans le show-business. Ces gens-là, je les ai rencontrés pour le travail. »

Il souhaite rencontrer René Angélil et Guy Laliberté.

« Mais tout le monde a une bonne histoire », dit celui qui ne regrette pas de s’être joint à l’équipe.

« La première année a été difficile; la seconde, je me suis senti à l’aise, et maintenant, c’est devenu une seconde nature », conclut-il.

À venir

Parmi les invités à venir : le ministre Pierre Moreau, le Loco Locass Biz, Laurent Ruquier et Philippe Katherine.


Les francs-tireurs : mercredi, 21 h; jeudi, 14 h; samedi, 20 h; dimanche, 15 h; et mardi, 23 h, à Télé-Québec

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