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Dépenses farfelues

La SAAQ mise au pas par Moreau

La SAAQ mise au pas par Moreau
photo le journal de monttréal, jean-louis fortin

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La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a été rappelée à l’ordre par le ministre des Transports après que Le Journal ait dévoilé ses intentions de dépenser 80 000 $ pour une douche.

« Il y a eu intervention du ministre des Transports auprès de la SAAQ, mercredi, au sujet de certaines prévisions de dépenses dans nos centres de services », a confirmé Gino Desrosiers, relationniste de la société.

Pierre Moreau, ministre des Transports, aurait alors demandé à la SAAQ de refaire ses devoirs.

« Le ministre a demandé de faire une évaluation quant à la pertinence de certaines dépenses », a dit M. Desrosiers.

Le Journal dévoilait, mercredi, le projet de la SAAQ de faire construire une salle avec une seule douche à son Centre de services d’Henri Bourassa, à Montréal, où elle compte 87 employés.

La SAAQ estimait le coût du mandat de réalisation des travaux entre 50 000 $ et 80 000 $.

Jeudi, Le Journal avait également appris que la SAAQ avait aussi l’intention de débourser pour de nouveaux abris pour vélos à ce même centre de services.

Les deux projets ont depuis été mis sur la glace. « Les appels d’offres ont été retirés et les projets seront réévalués », a précisé M. Desrosiers.

Deux poids, deux mesures

Critique de l’opposition officielle en matière de transports, Nicolas Girard, s’est montré surpris de l’intervention du ministre Moreau.

« C’est deux poids deux mesures. Ça fait longtemps que nous demandons au ministre d’intervenir contre le gaspillage à la SAAQ, dénonce-t-il. Et il refuse toujours ».

Le député de Gouin donne comme exemple les 42 M$ de dollars investis dans le nouveau siège social, ainsi que les bonis accordés aux cadres.

« Quand il y a eu le 42 M$, le ministre Sam Hamad (ancien ministre des Transports), avait refusé d’intervenir. Même chose pour stopper les bonis de plusieurs millions $ », déplore M. Girard.

Selon le député péquiste, il est plus facile d’intervenir quand la dépense frappe l’imaginaire des contribuables, comme une douche et un abri à vélos.

« Le ministre doit faire preuve de leadership et ne pas oublier que ce sont les contribuables qui payent la facture », a-t-il ajouté.

 

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