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Marois se dit étonnée

En tournée aux quatre coins du Québec pour présenter son programme électoral

Marois se dit étonnée
photo le journal de montréal, caroline d’astous Après une semaine houleuse, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, était de passage dans les Basses-Laurentides pour parler de son programme avec les acteurs locaux, hier. Elle était accompagnée du député de Blainville, Daniel Ratthé, un de ceux qui contestaient son leardership cette semaine.

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Après une semaine houleuse et encore difficile pour son leadership, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a tenté de séduire les acteurs locaux des Basses Laurentides, hier. Une région où la Coalition pour l’avenir du Québec, avec à sa tête François Legault, a déjà un député qui va joindre les rangs, une fois le parti fondé.

Q - Qu’est-ce qui ressort du long caucus de cette semaine difficile pour votre leadership ?

R - Il y a eu des discussions au caucus qui ont été éclairantes et intéressantes. Elles auraient dû d’ailleurs rester à l’intérieur du caucus. Cela dit, on a convenu qu’on devait continuer à travailler ensemble pour offrir une vision pour que les Québécois puissent nous faire confiance. Quand on tire dans nos buts, les gens ne peuvent pas nous faire confiance.

Q - À quoi attribuez-vous les déboires du PQ ?

R - C’est une période difficile que nous vivons. Nous avons eu une défaite crève-cœur le 2 mai, il faut le dire (balayage du BQ). Arrive aussi un nouveau joueur qui n’est pas encore sur la patinoire. Et j’ai bien hâte de voir comment il va se débrouiller.

Q - Est-ce que la présence possible d’un nouveau parti vous inquiète ?

R - Il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Ma réflexion, c’est que deux personnes, M. Sirois, qui n’a aucune expérience en politique, et M. Legault décident qu’ils vont lancer quatre ou cinq idées et fonder un parti. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. Tu ne mets pas 125 personnes une à côté de l’autre et tu leur demandes d’être cohérents et avoir de la profondeur. C’est assez étonnant. La pensée magique et la génération spontanée... moi, j’en ai jamais vu.

Q - Pensez-vous être capable d’aller chercher la confiance des citoyens, malgré des sondages difficiles ?

R - Je sais que le temps est difficile, et je vais travailler pour corriger ça. Ce qu’il faut se dire, c’est que M. Charest est dans le coin. J’espère également que l’élection dans Bonaventure va arriver le plus vite possible. Il y a du temps devant nous et si on arrive à se solidariser, on est capable d’aller chercher la confiance des citoyens. À partir de maintenant, je pense qu’il n’en tient qu’à nous (au caucus).

Q - Quel est votre lien avec Gilles Duceppe ?

R - Notre volonté est de travailler ensemble. Il y a toujours une place pour Gilles Duceppe dans notre parti. Et je pense qu’il a envie de prendre du temps pour lui actuellement.

Q - Que pensez-vous de l’offre d’Amir Khadir de faire une coalition ?

R - C’est une proposition qu’il a faite publiquement, il n’a pas eu de discussion. S’il était sérieux, le premier geste qu’il aurait dû poser, c’est que Françoise David ne se présente pas dans Gouin contre un de nos excellents députés. Et si on veut faire des alliances, on ne va pas frapper dans le dos des autres. On leur tend plutôt la main.

 

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